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dimanche 25 mars 2012

Zélande 24-25 mars 2012

Zélande 24-25 mars 2012


La brume est encore présente sur Colijnsplaat en cette matinée mais le soleil ne tardera pas à faire son apparition.

C'est avec Babs , Reda et Yasmina que nous prenons possession d'Ulysse, le Sun Odyssey 29 du club GCBF. Nous larguons les amarres vers 11h00.

Bien qu'annoncé entre 2 et 3 Bft, le vent est totalement absent et la mer est telle un lac. Nous profitons du courant pour nous diriger vers le pont de Zélande qui traverse l'Oosterschelde jusqu'à Zierikzee où nous atterrissons car c'est déjà l'heure de l'apéro ;-) Nous avons quand même vu un marsouin...

Nous profitons pleinement du généreux soleil en attendant le vent promis. Déjà 14h30, nous sortons de ce charmant petit port qui n'est pas encore pris d'assaut en cette période. Eole nous accueille enfin. Son petit souffle de NE nous pousse vers l'écluse de mer. Reda s'éclate à la barre qu'il découvre. Nous contournons les bancs de sable du Roompot (binnen) pour retourner vers Colijnsplaat. Cette journée découverte a marqué nos hôtes qui veulent s'inscrire au club dès septembre...

Ce dimanche est réservé pour des passionnés d'oiseaux qui parcourent l'Europe pour les observer. Mario, Jean-Pierre, Geoffroy, Olivier et Patrick font partie de l'ASBL NATAGORA et désiraient faire quelques milles en mer afin d'observer certaines espèces vivant plus ou moins loin des côtes.

Equipés pratiquement comme des professionnels, appareils photos avec objectifs de la mort, jumelles, longues vues..... nous voilà partis vers cette nouvelle aventure. Le vent est encore très faible et la brume nous empêchent de voir à plus d'un mille nautique.

Nous approchons l'écluse du Roompot, un phoque nous observe pour plonger devant l'étrave. Plusieurs marsouins se baladent tranquillement à fleur d'eau laissant apparaître de temps en temps leur nageoire dorsale. Tout le monde est émerveillé.

Quand des groupes d'oiseaux survolent en escadrille la grand voile, les déclics des appareils photos font ragent tels un pistolet mitrailleur suivi de l'identification de l'espèce.

Nous passons sans peine l'écluse de mer qui nous ouvre ses portes suite à l'appel radio.

3 bft nous accueille en mer et le ciel est totalement dégagé. Nous prenons la passe nord, bien balisée, qui longent les bancs de sable servant de plage de repos aux phoques à marée basse. Bien qu'au près serré et contre courant, nous progressons gentiment vers la bouée OR9. Une quarantaine de phoques bronzent paisiblement. Au fur et à mesure que nous nous éloignons de la côte, les oiseaux se font de plus en plus rare.

L'après-midi est déjà bien avancée qu'il faut penser à faire demi-tour. Les bancs de sable sont presque immergés et délogent les phoques les plus téméraires. Nous repassons l'écluse et atterrissons à Colijnsplaat.

Je n'ai malheureusement pas retenu tous les noms d'oiseaux ;-) identifiés, mais je sais maintenant distinguer une mouette rieuse à un goéland... bon début.

Je remercie cette équipe proche de la nature qui m'a fait observer la mer sous un autre angle.

dimanche 18 mars 2012

Mer du Nord 17-18 mars 2012

Mer du Nord 17-18 mars 2012

La météo s'annonce radieuse et c'est avec Babs et Daniel que nous prenons possession de Phénix à Nieuport.

A la sortie de la jetée, un petit 2 BFT du sud nous accueille. La mer est plate comme un lac et nous prenons la direction d'Ostende.

Le temps est idéal pour quelques exercices d'HLM (homme à la mer). Rassurez-vous, Daniel n'a pas sauté à l'eau. Juste deux pare battages reliés par des noeuds de chaises et hop pardessus les filières....

C'est à la voile que nous manoeuvrons récupérer notre pseudo victime. Quelques longueurs de bateaux sont déjà  passées. On loffe, virement de bord et c'est sous le vent que nous nous dirigeons vers notre "target".
Le bateau est ralenti en enroulant le génois et c'est sur son erre que nous approchons. L'écoute de grand voile est choquée et Phénix s'arrête juste à portée de la gaffe de nos pare battages que nous récupérons.

Nous poursuivons ensuite lentement notre route en longeant cette magnifique plage de notre plat pays. Arrivé à hauteur du Casino d'Ostende, nous mouillons l'ancre pour l'apéro suivi du déjeuner. Confortablement assis dans le cockpit, nous savourons les premiers rayons de soleil qui nous annoncent bientôt le printemps..

Déjà 15h00, nous appareillons. Nous avions envie d'essayer le spi, mais un des manchons du tangon est grippé.... dommage.

Le balisage de l'entrée d'Ostende est changé depuis sa nouvelle digue de protection. Un appel sur la VHF (canal 14) pour l'ouverture de l'écluse et nous voilà au coeur de la ville.

Nous poursuivons notre escapade par une séance de shopping avant la fermeture des magasins, ce qui ravi notre équipière, malgré la pluie qui s'invite à la balade. Daniel nous fait également découvrir une superbe librairie. La journée se termine par un charmant petit resto italien.

Dimanche matin, le jour se lève accompagné d'une petite bruine qui cesse vers 9h00. Le ciel se dégage pour faire place à un bleu digne d'une journée méditerranéenne. Nous repassons l'écluse pour pointer l'étrave vers le large.

Ma casquette "Captain" s'envole et plonge dans cette mer froide sans même me prévenir. Exercice HLM immédiat pour récupérer mon précieux couvre-chef  qui est un cadeau de l'équipage de l'été dernier en revenant de Galice lors d'une escale à Portsmouth. Nous avons pu la sauver rapidement de la noyade... ouf. Ça paie les exercices....

Le vent a tourné vers le SO et c'est en tirant quelques longs bords que nous revenons à notre port d'attache.
C'est sous un soleil généreux que terminons notre charmant week-end.


samedi 4 février 2012

Ko Phi Phi To Ao Chalong

Ko Phi Phi To Ao Chalong (25 MN)

L'ancre est levée dès 8h00 afin de pouvoir visiter la fameuse "Maya Beach" où a été tourné quelques scènes du film "The Beach" réalisé par Danny Boyle et dont l'acteur principal est Léonardo Di Caprio. Cette enclave dans Phi Phi Ley est prise par un tourisme de masse et se situe à environ 5 milles de notre mouillage de Phi Phi Don.

Nous parvenons à y entrer, malgré la remonte rapide des fonds, mais déjà l'overdose de speed boat fait rage. Nous y restons que quelques minutes, histoire de s'en mettre pleins les yeux.

Ensuite, nous mettons le cap sur 207°. Au grand largue avec 4 et 5 BFT, nous sortons le spy asymétrique de sa chaussette dont le point d'amure est fixé sur un bout dehors orientable. Astuce de Paul, afin de pourvoir jouer entre 90° et 170° du vent aisément avec ce type de voile.

Le bateau n'a pas tendance à partir au lof. Babs prend la barre et la maîtrise rapidement profitant des surfs jusqu'à 9,82 noeuds.... Nous parvenons à tenir une moyenne de 8 noeuds sous cette allure, c'est grisant.

Andante arrive rapidement à hauteur de la pointe nord de Ko Khai Nai et de ses plages magnifiques. Nous apercevons déjà le Big Boudha, situé au sud de Phuket. Il sera notre amer pratiquement jusqu'au phare.

L'entrée dans la baie de Chalong nous oblige à affaler le spi. Paul nous débarque sur un quai afin de ne pas mouiller nos bagages en utilisant l'annexe ;-)

Le trip nav prend fin avec de merveilleux souvenirs. Une belle aventure qui a commencé par la traversée du golfe du Bengale et de la mer d'Andaman pour se terminer dans la baie de Phang Gna et les îles du nord du détroit de Malacca.

Nous profiterons encore quelques jours de la douceur de Phuket car il parait qu'une vague de froid sibérienne nous attend en Belgique.




vendredi 3 février 2012

Laem Naeg to Ko Phi Phi

Laem Naeg to Ko Phi Phi (18 MN)


Nous quittons cet endroit magnifique bordé de falaises vers 9h00. C'est avec 4 BFT de travers que nous traçons sur le 187° entre 6 et 7 nœuds. Nous sommes rapidement à Ko Mai Phai, petite île bordée de hauts fonds. Après un gymkhana entre les patates tenant compte de la couleur de l'eau, nous jetons l'ancre dans 3 mètres de fond. Paysage carte postale, avec l'île, la plage de sable blanc, l'eau bleu turquoise, que demande le peuple ?

Après notre repas et notre promenade sous-marine, nous appareillons pour Ko Phi Phi où nous mouillons à 16h00 dans la baie située au sud de l'île. Celle-ci est  bordée d'immenses falaises. Cette île a également subi le tsunami du 26/12/2006, au pire moment, alors qu'elle était pleine comme un œuf (1.800 victimes).

La péninsule de Tonsai, un étroit isthme de sable flanqué de deux plages dos à dos où a été reconstruit de centaines de bungalow, restos, bars et commerces divers, est devenu hyper touristique.

Un peu d'histoire (selon le routard): Ko Phi Phi, « l'île aux esprits », fut de tout temps la citadelle imprenable des gitans de la mer, grand pirates de la mer d'Andaman. Ses hautes falaises calcaires cachent un labyrinthe de cavernes, où d'antiques dessins de voiliers et des structures de bambou attestent cette culture plusieurs fois centenaire.

jeudi 2 février 2012

Ko Tapoo to Laem Nang

Ko Tapoo to Laem Nang (20 MN)


Nous débarquons sur l'île au petit matin. Hormis une petite cahute, la nature a conquis tout le territoire laissant un mince sentier s'aventurer dans la jungle.

A 8h45, nous quittons cet endroit magnifique et naviguons dans environ 5 mètres d'eau parmi les gigantesques formations calcaires qui n'en finissent pas de tomber à pic dans la mer.

Vers12h40, nous faisons un mouillage à Ko Hong dans 10 m d'eau histoire de faire une pause déjeuner. Paul s'en est aller visiter une petite passe donnant sur une crique au centre du massif calcaire.

Nous sommes repartis sous GV et Genois avec 3 BFT au près.... Un grain s'annonce au loin. Nous réduisons la garde robe d'Andante et comme prévu, le rinçage est à la hauteur de nos attentes.
 Nous contournons la pointe ouest de la baie de Ao Nang que l'on traverse pour atterrir du coté ouest de Laem Nang situé à proximité de Krabi, haut lieu pour les grimpeurs du monde entier.

Petite soirée resto bord de plage que l'on apprécie.

mercredi 1 février 2012

Ko Nakha Yai to Ko Tapoo (James Bond Island)

Ko Nakha Yai to Ko Tapoo (James Bond Island) (19 MN)

Nous levons l'ancre tranquillement vers 10h30 pour poursuivre notre aventure versle nord de la baie de Phang Nga que l'on prononce « Pon Ga ». Nous arrivons rapidement au milieu de ses pitons calcaires recouvert de végétation. La base de ces totems de la mer a été rongée par l'eau qui a creusé des grottes naturelles impressionnantes. Ce site est unique au monde.

Nous remontons vers nord et faisons une pause déjeuner à l'ouest de Ko Phanak. Paul s'en va visiter une grotte à la rame. Nous poursuivons ensuite notre route jusqu'à Ko Tapoo surnommée « James Bond Island » depuis qu'on a tourné certains extérieurs de l'Homme au pistolet d'or (1974), avec Roger Moore, notamment devant ce haut et fin bloc monolithe couvert de verdure.

On trouvera un petit mouillage au pied d'une île sans nom. On navigue entre 2 et 3 mètres d'eau. Il faut encore tenir compte du marnage.

Babs nous prépare du porc sauté au curry vert et lait de coco.... hummm

mardi 31 janvier 2012

Ao Chalong to Ko Nakha Yai

Ao Chalong to Ko Nakha Yai


Nous voulons remplir nos réservoirs d'eau douce qui sont totalement vides. Premier petit soucis avec le guindeau qui ne fonctionne plus. C'est donc pratiquement 25m de chaîne que nous hissons à la main.

Nous nous dirigeons ensuite vers le quai prévu pour l'eau, l'essence et le gasoil. On prépare les amarres pour se mettre à couple d'un grand bateau pour plongeurs, vent et courant dans la poupe.
Mais voilà, la marche arrière ne passe plus et on ne peut pas ralentir le bateau qui se trouve perpendiculairement au Pier. J'imagine un démâtage catastrophe.In extremis, Paul parvient à virer sur bâbord, rasant les gros pieux en béton. Ouf sauvé....

On retourne au mouillage. Paule examine le câblage des gaz et l'inverseur pendant que je remarque que le bout reliant le portique via une poulie à l'annexe trempe dans l'eau. Je tire dessus et constate qu'il est autour de l'arbre d'hélice si ce n'est sur l'hélice même. Pendant que Paul plonge pour dégager ce bout, Babs et moi allons, via l'annexe, à terre pour restituer le scooter loué et acheter un nouvel appareil photo.

La matinée est déjà passée quand nous retournons faire de l'eau. Le guindeau fonctionne de nouveau... ouf.

C'est à 13h15' que nous quittons la baie. La météo nous annonce 10 nœuds de vent E/NE. Dès la sortie de notre protection naturelle, c'est 20 à 25 noeuds de vent qui nous accueille avec de bons creux. Nous remontons vers le nord au près. Ces conditions de navigation ont rapidement eu raison de Babs qui s'est finalement endormie dans le carré.

Le vent tombe vers 16h15 quand on passe à l'ouest de Ko Nakha Noi qui est une île magnifique avec un mouillage possible.

Nous poursuivons vers le nord où se situe sa grande sœur, Ko Nakha Yai où nous mouillons près du deuxième pier plus au nord. Celui-ci donne accès à un complexe hôtelier de luxe, avec bungalows, piscines à débordement avec vue sur mer, spa, restaurants et j'en passe.

Nous faisons quand même une petite balade au village local où il n'y pas de gargote

Nous terminerons la soirée dans le carré où Paul nous a concocté un super poulet au curry à l'indienne. On s'est régalé, sans oublier un bon coup de rouge.

Lundi 30/01/2012


Babs nous a rejoint dimanche après midi. Cette journée est prévue pour l'avitaillement. Nous louons un scooter pour faire les marchés de fruits et légume. L'eau potable ainsi que la bière nous est livrée.

Plusieurs allées venues sont nécessaires pour charger notre cargaison de victuailles. La petite annexe de 2,10 m et ses boudins de 32 cm a du mal à franchir le clapot formé par 4 à 6 BFT qui nous arrose joyeusement. Cerise sur le gâteau, le cul de mon sac étanche baigne dans 20 cm d'eau déjà dans l'annexe. Malheureusement, il n'est plus si étanche que ça . Résultat, deuxième téléphone, appareil photo et notebook out. J'ai la scoumoune.... c'est pas possible. Je peste, je peste, je peste.......

Je n'ai plus les dernières photos ni les derniers textes rédigés que je n'avais pas encore publiés faute de connexion internet. Ce qui explique la parution tardive, veuillez m'en excuser....;-)

La vie est quand même belle et je garde le sourire....  

samedi 28 janvier 2012

Nai Harn to Ao Chalong


Nous quittons ce superbe mouillage à 8h35 et naviguons entre les îles. Nous contournons Ko Lon (ko = île en thaï) par l'Est afin de sécuriser notre approche dans la baie qui présente quelques hauts fonds et bancs de sable.

On a quelques difficultés à trouver un mouillage pas trop loin du Pier (long quai s'avançant vers la mer) tellement il y a des bateaux et peu d'eau.

11h30, l'ancre plonge dans 4 mètres d'eau tenant compte du marnage qui se situe entre 1 et 2 mètres en moyenne. Le pavillon « Q » (jaune) est hissé pour signaler notre demande de « clearance ».

Mise à l'eau de l'annexe, quelques coups de rames et nous voilà sur le Pier. Le soleil brûle de toute sa puissance. Les bureaux d'immigration et de douane sont fermés « lunch time » jusqu'à 13h00.

On fait un rapide passage au « laundry » pour y déposer notre linge sale et nous nous restaurons ensuite dans une gargote locale.

Déjà 13h30', vite nos démarches administratives suivies d'un passage chez le Harbour Master, gestionnaire du port.

On va ensuite acheter un nouveau moteur pour l'annexe

La journée se terminera à Rawai.

vendredi 27 janvier 2012

Vendredi 27/01/2012


00h00' – 7° 15' N – 96° 57' E

C'est avec 6 BFT dans le que Paul reprend le quart. Nous devons louvoyer pour progresser vers notre route de fond.

De temps en temps, la coque claque sur une vague qu'on a l'impression que le bateau va se désintégrer.

Dans le courant de l'après midi, Eole tourne peu à peu à l'Est.

16h15', les montagnes de Phuket sont en vue. Il nous reste 18 MN et il n'y a plus de vent. On affale les voiles et poursuivons au moteur sur une mer qui devient d'huile. La côte se dessine au fur et à mesure que nous avançons. Je distingue le Big Boudha et le building principal de la baie de Patong.

Le soleil se couche nous offrant un superbe spectacle. Nous atterrissons à 19h30 (21h00' heure locale) dans la baie de Nai Harn après avoir parcouru sur l'eau 1498 MN.

On gonfle l'annexe et on la met à l'eau. Le moteur hors bord étant défectueux, nous devons ramer les quelques deux cents mètres qui nous séparent de la plage.

Une petite vague nous pousse en arrivant. En même temps, Paul saute de l'annexe et tire sur le bout avant. Ce savant mélange fait que je me déséquilibre et fait un superbe salto arrière. Je me retrouve trempé jusqu'aux os. Mon téléphone en poche subi le même sort et rend l'âme. Je peste.....

Je retourne au bateau pour me doucher, me changer et retourner sur la plage en mettant cette fois-ci mes vêtements dans un sac étanche. Nous y buvons une bonne bière et mangeons notre premier plat thaï dans un resto au bord de la plage.

jeudi 26 janvier 2012

26/01/2012

Jeudi 26/01/2012

00h00 – 6° 33' N – 95° 26' E

C'est toujours sous le ronronnement du Yanmar que nous poursuivons notre route, pif au vent.

Le jour se lève de plus en plus tôt. En effet, allant vers l'est nous devrons, à notre arrivée, changer notre heure (GMT + 7), soit 1h30 de plus que celle du Sri Lanka.

Durant l'après-midi, la mer offre un spectacle fascinant de rencontre entre le vent et le courant avec une avant garde de vagues courtes, hargneuses qui suit le bateau et qui parfois le dépasse, chahutant la coque. Effet de bouillonnement qui me rappelle le Raz Blanchard à ses mauvaises heures, mais celui-ci s'étend du nord au sud sur une largeur d'environs deux cents mètres, nous poursuivant.

Eole passe finalement à l'Est, avec deux jours de retard sur ses prévisions. Nous envoyons le génois, la GV étant restée à poste. Notre espoir fut de courte durée, car les caprices du vent feront en sorte que nous poursuivons au moteur.

21h00, Phuket n'est plus qu'à 100 milles nautiques.... cap 77°

mercredi 25 janvier 2012

Mercredi 25/01/2012


00h00 – 6° 36' N – 94° 24' E

On attend toujours le vent d'est pour virer de bord vers le NE. Andante trace toujours sa route vers la pointe nord de Sumatra, où se situe le village de Banda Aceh, tristement connu, étant le premier victime du célèbre tsunami du 26/12/2004.

Des orages sur les îles, marqués par des éclairs illuminent la mer à coup de flashs impressionnants.

6h00, toujours pas de changement au niveau du vent. Si on continue comme ça, ce soir on est dans le détroit de Malacca. On vire finalement de bord, et là.... on constate que notre route de fond est au 348°. Et oui, vent, courant, houle et vagues ….. tous contre nous. C'est trop injuste ;-)

Paul peste tout seul dans le cockpit, car en plus on n'avance pas, seulement 3 nœuds indique le loch.

A 10h00, re-virement de bord. A ce rythme, on mettra deux jours de plus. On attend inlassablement que les prévisions de vent d'est se manifestent.

Coucher du soleil.... on se résigne à se faire aider du moteur et sous GV seulement que nous corrigeons et prenons notre route de fond.

21h00, une vague espionne déferle violemment sur le pont. Malheureusement pour échapper à la fournaise intérieure, les panneaux d'aération ne sont pas verrouiller. Résultat : alors que je suis assis à la table du carré, entrain de rédiger votre blog préféré, je me fais copieusement arroser, mais également le livre de bord, l'appareil photo et le notebook que je parviens in extrémis à fermer juste à temps pour le sauver.

mardi 24 janvier 2012

24/01/2012

Mardi 24/01/2012


00h00 – 6° 48' N – 92° 50' E

Paul reprend la relève. On envoie la GV complète, vire le solent qui est remplacé par le génois. Pas facile la manœuvre de nuit, éclairé juste par la lampe frontale.

3h00, à la peine le temps de dormir un peu que c'est déjà mon tour de quart. Par contre, le vent s'en va se coucher me laissant l'unique choix de démarrer le moteur si on ne veut pas dériver comme des malades.

En matinée, Paul appelle Carlo pour une météo rafraichie.

Pratiquement midi, sur une mer d'huile, mon attention est attirée par des ailerons en surface. Deux groupes d'une dizaine de globicéphales se baladent tranquillement proche de la surface. Notre voilier ne les intéresse pas et plongent lorsque nous les approchons.

13h00, Paul s'exclame sur le pont... « Nicobar ».... Je monte et vois au loin une île très verdoyante. Au fur et à mesure que nous nous en approchons, nous examinons ses plages et environs aux jumelles. Elle est plus montagneuse vers le nord, bordée d'une forêt dense jusqu'à la langue de sable qui se fait caresser par la marée. Un phare est planté sur sa pointe sud.

Il n'y a pas âme qui vive, hormis quatre tentes militaires. On les plaint les pauvres. Immédiatement après se situe the « south bay of Great Nicobar island » où l'on peut mouiller pour s'y reposer. Les autorités indiennes n'y sont pas trop regardantes si l'on ne descend pas à terre. On aurait envie d'y jouer les Robinson Crusoé.

Cette île faut partie d'un chapelet s'étirant du nord au sud, marquant l'entrée de la mer d'Andaman. Nous passons donc au nord du Great Channel.

Eole est revenu en force au NE, nous obligeant à abattre sur le cap 110°, alors que notre destination est au 77°.

lundi 23 janvier 2012

22-23/01/2012

Lundi 23/01/2012


00h00 – 6° 46' N – 90° 57 E

Reprise du livre de bord à 00h00. C'est le quart de Paul.....

Paul écrit : «  Je viens de me faire doucher dans la cabine avant. Un paquet de mer a balayé le pont et noyé les couchettes par les panneaux fermés en position « aération ».
Pas content le Paul ! Il faut retiré les habits trempés, les draps trempés, faire sécher les matelas....grrr......
Bonne nouvelle : le bateau file à plus de 7 nœuds, se moquant des vagues et de la colère du capitaine.
Nous sommes largement au dessus de notre route idéale, anticipant une bascule du vent au nord est, qui devrait se produire dans les heures qui viennent... Il faut être vigilant car les systèmes de vent changent, ici, dans l'Océan Indien, sans prévenir. »

Fred... c'est à ton tour. Déjà 3 heures, c'est mon quart et dire que je suis en « vacances »

La nuit est toujours aussi noire. C'est impressionnant de sentir Andante foncer vers cet horizon invisible et notre ami Eole maintient la pression. Mon imagination va bon train... je me sens bien. J'aime cette aventure palpitante et très instructive.

6h00, un ris dans le génois car Eole forci encore à 5 BFT. Je vais me coucher. Paul règle finement son bateau et s'exclame bruyamment « 9 nœuds ». Ce ne sera pas le record de la journée car Andante est monté jusqu'à 10,64 nœuds à 40° du vent apparent.... grisant non ?

J'ai préparé un couscous ce midi et j'y ai même mis une sorte de pâté de poulet en boîte. Les épices ont fait en sorte qu'il était très correcte. Surtout préparé au près serré dans une mer déjà formée. Chaque geste doit être pensé dans ce carré où tout peut voler à chaque instant.

18h00, le soleil s'en va doucement. 947 MN au compteur. Eole fraichi encore entre 18 et 22 nœuds pratiquement dans le nez. Un deuxième ris est pris dans le GV. On affale le génois et envois le solent qui peut être également arisé. Une fois la bateau réglé, nous avons gagné en confort et sécurité. Le vent vire au NE, on se maintient à 30° de l'apparent et on file encore entre 6 et 7 nœuds en fonction des rafales.

22h30, plus que 3 BFT – NNE, j'attendrai minuit pour envoyer toute la toile avec Paul.

dimanche 22 janvier 2012

Dimanche 22/01/2012


00h00 – 6°28' N – 88° 46' E

Déjà 660 MN parcouru sur l'eau. La joli brise se maintien à 15 nœuds de vent réel et Andante file entre 7 et 8 nœuds et ce à 45° du vent apparent.

La nuit restera obscure, dame La Lune a disparue. Un avis de recherche est lancé ;-)

Mon quart défile aussi vite que l'étrave, légèrement gîté, fend les vagues pour tracer sa route qui lui paraît sans fin.

J'ai l'impression d'être un coureur en solitaire. C'est grisant d'être au près à pratiquement 8 nœuds. Parfois, une plus grosse vague, la septième ?? ;-) , freine brusquement le bateau. Ce dernier l'escalade et la transperce au sommet de par la vitesse qu'il essaie de maintenir.

A 15h00, on aura parcouru 158 MN en 24h00... beaucoup mieux qu'au départ. On parvient aussi à remonter degré après degré au nord de notre route de fond. En effet, il est tactiquement intéressant de remonter un maximum, sachant que le vent va tourner vers le NE et puis peut-être l'Est.

Journée passée à s'acclimater à cette gîte, aux secousses brutales qui vous propulse sans vous prévenir. Tout devient difficile, cuisiner, la vaisselle, etc...

Rien à l'horizon depuis trois jours... 

samedi 21 janvier 2012

21/01/2012

Samedi 21/01/2012


00h00 – 6°01' N – 86°42' E

Je sursaute de ma couchette tribord arrière par le bruit du lancement du Yanmar. Quelle heure est-il ? Dans un demi sommeil, je cherche ma lampe. Ah, seulement une heure. Je suppose qu'Eole est aller dormir. J'essaie de replonger dans les bras de Morphée, bercé par une petite houle et le ronronnement du moteur.

A peine endormi que déjà c'est mon heure de quart. Pourquoi le temps passe t-il si vite la nuit ? ;-)
On fait le point, complète le livre de bord et le cockpit m'accueillera pour les trois prochaines heures.

Le bruit de l'éolienne m'agace et comme le moteur tourne encore, je la coupe. L'océan est comme un lac sans fin et le ciel est scintille de toutes ses constellations. Une étoile filante attire une brève attention. Comme de coutume, je fais un vœux ....

Le jour se lève vers 5h30' et le soleil vers 6h00', spectacle assuré pas les nuances de couleurs qui nous mettent de bonne humeur. Le loch indique 555 MN. Direction couchette.

Le moteur se tait finalement à 8h30', Eole, notre fidèle ami, est avec nous avec 3 BFT variant N-NNE.

Je poursuis mon repos bien mérité sur le passavant bâbord qui est encore à l'ombre de la voilure. Installé au vent, 28° C, confort total.

Salade de lentilles et ananas comme dessert satisferont nos appétits. Mon apéro habituel est composé d'eau avec un jus de citron vert pressé. Un régal.

13h40, Paul et moi sursautons par le bruit très proche d'un souffle puissant d'un évent. Un orque d'environ 5 mètres à tribord, à un mètre du cockpit suivi d'un second plus petit. J'ai juste le temps d'aller chercher l'appareil photo car ils s'éloignent déjà. Une grande première dans notre expérience de navigation.

14h30 – 5 jours de navigations et 602 MN au loch. On parvient à garder une moyenne de 5 nœuds malgré le petit temps et les variations du vent.

Quelques gros cumulus viennent garnir ce ciel bleu azur façon Magritte.... j'adore.

Paul nous prépare un bolo indien, en rapport avec l'océan. On se régale.
Le soleil se couche déjà. Plutôt que prévu Eole forci à 4 BFT. Un ris dans la GV fera l'affaire.

Nous n'avons croisé aucun bateau... seul au monde ??

vendredi 20 janvier 2012

20/01/2012

Vendredi 20/01/2012


00h00 – 5°36'N – 84°55'E

On dérive de moins en moins par rapport à notre ligne de fond. Eole s'en va se coucher à 3h00', pétole totale.... comme au cinéma...clap et « moteur ».

J'affale le génois et corrige le cap pour remonter tranquillement sur notre route. On croise encore quelques cargos sur cette route maritime qui est très commerciale.

Le jour se lève doucement, laissant apparaître une longue houle danser au gré des ondulations qu'elle produit. J'aperçois des petits poissons volant qui bondissent hors de l'eau et rasent la surface le plus longtemps possible. Probablement pour échapper au prédateurs. Certains parviennent à voler en zigzag devant l'étrave du bateau sur une longueur d'environ cent mètres.

Fabrice, chef de bord au GCBF, effectue notre routage et nous envois via l'iridium un bulletin météo rafraichi. En résumé, 2 à 3 BFT NNE jusqu'à dimanche, ensuite 4 à 5 BFT même direction pour dimanche suivi de 1 à 3 BFT N-NNE-NE jusqu'à mercredi. Par ailleurs, Carlo, un marin que Paul a rencontré à Galle et qui a fait la traversée vers Phuket la semaine dernière, nous a appelé. Ce dernier confirme notre bulletin météo. Je précise que Paul l'avait routé lors de cette navigation.

11h30, le vent nous gratifie de 6 à 7 nœuds NNE. On arrête enfin le moteur.

A ma demande, Paul me donne un cours théorique sur les réglages fins des voiles afin de tirer le maximum de son bateau. Il faut savoir qu'il a été régatier durant des années. Andante regorge d'astuces de réglage.

L'après-midi a été consacrée à une séance de nettoyage de printemps de la cuisine qui en avait bien besoin ;-)

Malgré les fréquents changements de vent, nous parvenons à remonter lentement au nord de notre route de fond. Nous ne croisons plus de cargos de trop près. Durant la nuit noire, on observe le balai des feux de navigation de ces mastodontes des mers qui se croisent au sud de notre route.

Minuit, je vais me coucher pour trois heures. Paul reprend le quart et le loch nous indique 525 MN.

jeudi 19 janvier 2012

19/01/2012

Jeudi 19/01/2012


00h00 – 5°37' N – 83°.22' E

Notre rythme est déjà bien établi. Eole va se coucher en même temps que moi et laisse un souffle de 5 nœuds pour le quart de Paul... Yanmar jusqu'à mon quart.

Déjà 3h00, le petit croissant de lune s'est levé. Il éclaire un couloir de mer sur tribord. La tête de mât ondule parmi les étoiles en fonction de la houle. Un cargo nous croise majestueusement à 200 mètres. On n'est finalement pas seul sur cet océan.

Une fois de plus, j'assiste au lever du soleil. J'en suis toujours ému.
6h00, petit déjeuner de céréales et dodo.

Paul me signale que la pompe à eau fonctionne sans aucune intervention. Une bonne étoile suit notre périple.

J'émerge vers 10h00. Nous sommes toujours au près avec dix à douze nœuds de vents. L'océan n'est pas formé.

Paul continue son bricolage autour de son dog house pendant que je dévore le « Indian Ocean Cruising Guide » de Rod Heikell (Imray).

Ce midi, je prépare une tortilla (pdt, oeufs, bacon, oignons ail) avec une salade de concombre.
Par rapport aux autres bords, celui-ci sera dans la sobriété en ce qui me concerne. Donc plus d'alcool, petite portion pour le repas équilibré et beaucoup de fruits ;-)

14h30, cela fait déjà trois jours que nous sommes en mer. Le loch indique 8060, soit 360 MN depuis le départ, ce qui nous fait une moyenne de 120 MN par jour. Raisonnable avec la météo que l'on a.

Une dizaine de dauphins est venu enfin jouer avec l'étrave. Je les contemple et crie ma joie comme un enfant émerveillé. Hélas, se spectacle ne durera pas longtemps.

On commence à briquer le pont car cela n'avait pas été fait depuis un certain temps, faute d'eau propre disponible et de temps me dira Paul tellement pris dans ses travaux.

Après quelques prises d'eau de mer, l'anse du seau de Paul rompt. Il parvient à le sauver. On plaisante sur le la solidité du matériel et hop, c'est le bout de mon seau qui lâche.... « BOB » Bucket over board. Pas le temps de manœuvrer qu'il est perdu de vue dans la houle qui l'emporte entre deux eaux. On bricole le seau qui reste. Teste sa solidité et nous voilà prêt pour poursuivre la toilette d'Andante.

Le soleil se couche déjà... on reprend nos quarts de nuit.

mercredi 18 janvier 2012

18/01/2012

Mercredi 18/01/2012


00h00 – 5°30' N – 82°01' E

Nous reprenons les mêmes quarts qu'hier.
Le vent est variable entre 3 et 4 bft durant la nuit et diminuera un peu le jour.

Je me sens en meilleure forme car dès que je peux j'essaie de dormir pour récupérer de la fatigue accumulée avant le départ.

Paul s'adonne au Sudoku durant des heures entières.

Je nous prépare une salade liégeoise tiède avec des haricots verts, oignons, ail, tomates, bacon sans oublier le vinaigre.

La pompe à eau douce est défectueuse. Du bricolage en perspective pour récupérer cette eau qui nous est indispensable.

Sur le coup de 16h00, première visite d'une dizaine de dauphins. Il viennent sans doute nous souhaiter bon voyage. Ils n'ont pas envie de jouer avec notre étrave et continue à bondir hors de l'eau comme s'ils chassaient.

Plus que 6 nœuds de vent et Yanmar vient à notre rescousse de 18 à 21h00. Nous en profitons pour corriger notre route vers 84° car notre dérive et le cap suivi du au vent nous emmenaient vers le 110°. Nous n'avons que 300 litres de gasoil qu'il faut gérer avec parcimonie car notre autonomie est selon Paul est d'environ 75 heures.

Les premiers messages SMS via iridium sont arrivés et cela nous fait bien plaisir.

Mon quart de 21h00 à minuit se fait dans une nuit noire, la lune ne s'étant pas encore levée. L'étrave d'Andante fend l'eau imperturbablement agitant le plancton phosphorescent de chaque coté de la carène. C'est magique.

mardi 17 janvier 2012

Mardi 17/01/2012


00h00 – 5°.55' N – 80°.54' E

Paul reprend le quart de minuit à 3h00. Le vent est soutenu et nous dérivons de plus en plus vers le SE alors que notre route de fond devrait être de 86°.

J'entends mon nom. Je rêve, non... il est déjà 3h00. C'est à mon tour de veiller. Le vent s'est un peu calmé et Paul a envoyé toute la toile avant le changement de quart.
Les cargos nous croisent régulièrement et nous tiennent compagnie dans cette immensité éclairée par un quartier de lune.

Eole se maintiendra entre 4 et 5 Bft variant très souvent de 10 à 15° ce qui nous oblige à régler régulièrement le cap, en effet, Andante n'est pas équipé d'électronique permettant de suivre le vent.
Paul me montrera une formule d'antan, à savoir un bout de la barre vers le taquet sous le vent et de l'autre coté un Sandow de la barre à la filière. Ça marche, mais pas au dessous de 4 bft.

6h00, c'est l'estomac barbouillé et fatigué que je vais m'écrouler dans la cabine.

Je me lèverai vers 10h00 toujours barbouillé. De l'eau et une banane comme petit déjeuner.
Tous les marins savent que la banane est bonne dans les deux sens.... Il n'a pas fallu dix minutes pour que je nourrisse les poissons... J'errerai ensuite à l'ombre de la grand voile scrutant l'horizon.

14h30' déjà 24h00 de navigation pour 124 MN parcourus sur l'eau

Une petite sieste me remettra d'aplomb.

lundi 16 janvier 2012

Le grand départ

Lundi 16/01/2012


Le grand départ (heure = GMT +5h30)

Nous avions rendez-vous à 8h30 avec l'agent maritime qui est notre intermédiaire obligatoire pour les démarches kafkaïennes de sorties. Je passerai les longues attentes dans les divers bureaux de douane et d'immigration. Nous attendons ensuite le bon vouloir de la « Navy » (militaire) qui doit encore visiter le bateau suivi du feu vert radio par le Harbour Master.

11h30, moteur et larguons les amarres arrières. Nous levons également les deux ancres empennelées que nous nettoyons de la vase des fonds. Le loch est à 7.700 MN.

Dans le chenal de sortie, nous croisons un Feeling 29 sous pavillon français, barré par un homme âgé qui visiblement semble épuisé. Nous lui indiquons l'endroit où il doit mouiller avant d'entrer au port pour que la Navy puisse faire l'inspection préalable. Cet homme paraissait fatigué et au bout du rouleau. Il venait de Malaisie je crois.

Andante se traîne, tellement la vie s'est fixée sous la coque. Nous mouillons dans une jolie baie située à l'est du port, au pied de la Tower Galle qui est en fait un stupa. Il s'agit d'un temple ayant une coupole en forme de cloche à fromage.

Des enfants jouent au ballon sur la plage qui est bordée de cocotiers. Paysage de carte postale.
Nous nous mettons à l'eau en PMT (palmes, masque, tuba) outillés d'une spatule pour caréner le voilier. Paul s'occupe du premier mètre et moi le dessous du bateau avec l'hélice et la quille . Tout cela en apnée...

Après quelques plongées, je me rends compte que je manque d'entraînement. Tout comme Paul, je m'attache à la besogne.... gratter, gratter, gratter... respirer.... etc.....
Je m'écorche mains et dos par des coquillages qui avaient fermement établis domicile. Après deux heures de dur labeur, apéro et petite salade.

Nous quittons cet endroit magnifique à 14h30. Le soleil est brûlant et le vent souffle très légèrement du SSW. Nous longeons les côtes du Sri Lanka vers le sud et passons Weligama Bay où nous avions assisté la mise à l'eau du catamaran. Arrivés à hauteur du phare Dondra Head, point le plus méridional de cette île, nous poursuivons notre route vers le NE.

Une jolie brise de terre fait taire notre Yanmar, moteur de 44 cv qui devra être notre fidèle compagnon pour palier à l'absence d'Eole.

Le repas du soir sera très français, pain, fromage et vin que j'ai apporté. Paul est ravi.

Déjà 21h00 et le vent passe au N, nous virons de bord et en route vers l'Est. Sans compter une houle qui se formera dans du 5 à 6 bft au près et un courant de presque 2 nœuds qui vient du NE . Andante dérive de 40° par rapport à la route sur l'eau. Nous prenons déjà un ris dans la GV et dans le génois.
Paul s'élance tel un cabri à la pointe pour arriser le génois qui n'est pas sur enrouleur et va ensuite se coucher.

Le rodéo ne fait que commencer.

dimanche 15 janvier 2012

Galle - Sri Lanka

Galle - Sri Lanka

La matinée commence par l'installation de l'informatique embarquée et de l'iridium. J'en bave encore. J'ai suivi toutes les procédures d'installation de Skyfile, Port usb de l'iridium, etc.... le modem du tel n'est pas reconnu. J'ai trouvé sur le net que parfois certaines cartes sim ne sont pas compatibles... allez savoir.

Le taxi nous attend pour nous rendre à une vingtaine de km au sud de Galle, où le chantier Barramundi, constructeur de catamarans, est implanté. Une mise à l'eau est prévue pour le dernier né de la gamme le 510.

Une remorque l'a mis sur la plage. C'est l'attraction du village. Le matage se fait via une immense grue. Les safrans sont placés en creusant des trous dans le sable pour qu'ils puissent se fixer par le dessous. Ensuite, c'est l'oeuvre de dizaines de jeunes gens qui pousseront le voilier posé sur une remorque chenillée jusqu'à sa mise à l'eau. Quel spectacle....

Nous déjeunons dans une sympathique gargote avec vue sur la mer, bien sûr

La fin d'après-midi se termine par l'avitaillement. Le marché des fruits et légumes est éclatant de couleurs vives. Le poissonnier est fier d'exhiber son étale où trônent les carangues fraîches.

Une fois de plus, Danielle et François, nous reçoivent comme des princes. Ils partent mardi 17/01 pour les Maldives.

Nous appareillons normalement demain matin (16/01) après les formalités de sorties et un carénage expresse dans la baie voisine car Andante en a bien besoin.

Je terminerai la soirée en essayant de poursuivre toutes les configurations électroniques. Le cas échéant, on pourra être routé par sms via l'iridium. 

samedi 14 janvier 2012

Arrivée au Sri Lanka

Après une courte escale à Doha au Quatar, j'arrive à Colombo à 8h10'  un superbe lever de soleil sur l'océan Indien m'a souhaité la bienvenue.

Le bagage récupéré, me voilà au bureau de l'immigration car je n'ai pas de billet retour depuis ce beau pays. J'explique que je sortirai par Galle en voilier. J'avais déjà sollicité par le net un visa transit de quelques jours, mais en vain. Avec les copies de ma demande, on m'oriente vers le contrôle frontière où les passagers se font estampiller leur passeport.

Finalement, le préposé appelle un supérieur. Je raconte à nouveau mon histoire pour la 3ème fois. Il me demande si j'ai payé les 20 $ US via le net. Je lui réponds que non et lui dit que je peux payer maintenant. Il acquiesce de la tête. Je montre un billet de 20 € qu'il m'arrache presque des mains suivi d'un rapide cachet dans mon passeport et m'indique fermement le chemin de la sortie. Ambiance....

Paul est venu me chercher à l'aéroport qui se situe à environ 160 km au nord de Galle. Il est accompagné d'un voisin de ponton, François, qui attendait également des équipiers soit François et Françoise qui viennent de Paris.

La chaleur étouffante est au rendez-vous. Nous traversons Colombo et sa périphérie dans un brouhaha de klaxons pour celui qui passera le premier dans ces embouteillages. Nous arrivons vers 13h00 dans le port de Galle, qui est également un port militaire et une zone soumise au laisser-passer .

Je dois passer par un agent maritime, car je deviens un membre d'équipage étranger. Une nouvelle taxe est demandée. Ensuite pour obtenir le laisser passer, il faut passer par la douane et l'immigration. Ces bureaux se trouvent dans la zone et je suis dehors n'étant pas arrivé en bateau. Ok me dit l'agent dans un travel english difficilement exploitable, je peux aller chercher un laisser passer provisoire d'un jour. Il remplit encore des papiers et sollicite une nouvelle taxe. Cool non ?

Je passe le poste de contrôle, direction la douane. Dans le hall du bureau quelques anglais, tatoués aux gros bras, font l'inventaire de caisses d'armes et munitions. Des mercenaires qui embarquent sur un remorqueur rapide pour rejoindre un cargo traversant le Golfe d'Aden.

J'attends mon tour en m'imprégnant de l'atmosphère, tout en dévorant aux premières loges, ce film avec des barbouzes. Imaginez la scène dans une pièce où les murs défraîchis sont lilas, garnis de deux vieilles armoires métallique et un bureau qui a fait son temps. L'airco est en panne et un vieux ventilateur tourne bruyamment  au milieu du plafond Le personnage principal, le douanier en uniforme.....
L'ère du papier est d'actualité, pas de machine à écrire, pas de photocopieuse ni de PC et encore moins d'imprimante.

Les formalités accomplies, je termine ce dédale de procédure par le bureau d'immigration. Le fonctionnaire me reçoit pieds nus. Je reçois le précieux sésame qui me permettra de circuler librement.

Je suis épuisé, il est presque 15h00. Nos voisins de ponton, Danielle et François nous reçoivent dans le super Maramu de 53 pieds pour un apéro suivi d'un bon repas.

Je m'installe ensuite sur Andante pour une micro sieste car Paul, bricoleur hors pair, vient de terminer son dog house rigide et le ménage fait un peu défaut.

Nous terminerons cette très très longue journée par un super resto branché sur la plage.

dimanche 1 janvier 2012

Itinéraire Galle (Sri Lanka) to Phuket (Thaïlande)


Afficher Galle (Sri Lanka) - Phuket (Thailande) sur une carte plus grande

Convoyage Galle (Sri Lanka) to Ao Chalong (Phuket - Thaïlande)

Je profite de ce billet pour vous souhaiter mes meilleurs voeux pour l'année 2012.

En ce qui nous concerne, les projets de navigation vont déjà bon train... Sri Lanka et Thaïlande de mi janvier à mi février.

Fin 2008, j'ai rencontré Paul lors d'un cours de mécanique moteur à Nantes. Il venait d'acheter un Sun Charm 39 qu'il voulait convoyer d'Etel à Rouan où il vivait. En mars 2009, me voilà comme seul équipier pour cette navigation hivernale, en effet l'autre équipier prévu est parti de nuit en laissant un petit mot sur la table du carré la veille du départ. Nous avions dû nous réfugier à Saint Peter Port à Guernsey pour laisser passer un coup de vent mémorable. Ce voyage s'est bien terminé malgré les conditions météo assez viriles.

Arrivé à la retraite, Paul est parti avec Andante qu'il a mené en méditerranée. Il voulait aller en Inde cet été, via la mer Rouge et  le Gofle d'Aden où il a subi plusieurs attaques de pirates. Il s'en est sorti sain et sauf avec de grosses frayeurs (cf Voiles et Voilier novembre 2011). Il est ensuite resté bloqué à Bombay suite à des problèmes administratifs. Le voilà maintenant à Galle au Sri Lanka où j'embarquerai sur Andante vers la Thaïlande. Traversée du Golfe du Bengale en passant par les îles Andaman situées au nord du détroit de Malacca soit 1270 MN contre vents et courants ... ça promet ;-)

Babs nous rejoint ensuite à Phuket pour une croisière dans la baie de Phang Nga et les îles environnantes (Kho Pipi - film The Beach).

dimanche 2 octobre 2011

1-2/10/2011 Nieuport sous le soleil

L'été indien à Nieuport

C'est sous un ciel bleu azur que Babs, Candice, Marja, Didier et Philippe s'embarquent sur Phénix III. La météo de ce premier week-end d'octobre nous annonce du soleil à gogo, ciel bleu et pratiquement pas de vent.

Nous sortons de Nieuport au moteur.  Après avoir dépassé la rade, nous sortons la garde robe du voilier afin de profiter un maximum de ce très léger souffle. Nous dérivons légèrement vers Ostende grâce au courant.

Nous parvenons quand même à hisser le spi que nous tenons gonfler pendant environ 15 minutes.

Mais déjà l'heure de l'apéro..... Maillot pour tout le monde et ensuite trempette pour les plus courageux.

Séance de dernier bronzage et farniente sur le pont, pendant que Phénix dérive lentement vers Nieuport, car c'est déjà la renverse au niveau de la marée.

Nous terminons la journée par un petit resto sympa avant de refaire le monde le carré.

Grasse matinée ce dimanche matin, suivi d'un méga pti déj qui ravi l'équipage. Malgré le fait qu'ils aient envie d'en découdre avec un 4 à 6 Beaufort, Eole est parti en grève encore pour la journée.

Nous sortons quand même en mer, sud ouest sur deux milles et mouillage le long de la plage. Elle n'est pas belle la vie...

Evidemment, apéro, la fameuse quiche, baignade, les vacances quoi .....On terminera de nouveau au Champagne (merci Candice) et au foie gras. Une fois de plus, ce fut un super we malgré l'absence d'Eole.

samedi 24 septembre 2011

Week-end Découverte - De Heen

Comme chaque année, le GCBF organise un week-end découverte pour les nouveaux membres. Ces derniers sont répartis parmis les bateaux du club, soit Phénix III et Ulysse II ainsi que les bateaux de certains membres. Le rassemblement se fait samedi soir à De Heen, le long de la berge où est organisé un méga BBQ.

C'est avec Denis, un nouveau membre, et Babs que nous quittons Benedensas. La météo s'annonce type grand bleu avec éole en vacances.

On sort de la réserve naturelle qui borde la rivière de Steenbergsche Vliet via une ancienne écluse dans un paysage plus que buccolique. Nous avons ensuite dérivé au gré des risées dans le Volkerak jusqu'à l'embouchure menant à Oude Tonge. Déjà 15h00' et un petit souffle de 5 à 7 noeuds daigne nous pousser pour le retour. Nous contournons les petites îles « Noordplaat » par le chenal situé au nord.

17h00, La plupart de la bordée arrive... déjà une douzaine de voiliers... ambiance. Anne et Luc nous rejoignent à bord.

BBQ, sono avec sa soirée dansante..... très réussie. Un petit groupe d'irréductible clôture cette fiesta qui restera une fois de plus dans les annales ;-)

Le dimanche matin est pénible pour certains... mal au crâne... on peut soupçonner l'origine de leurs maux.

Michel et Michelle montent également à bord pour cette journée. Les amarres sont larguées à 9h30.
Et c'est en compagnnie de « Salsa », l'Océanis 36 de Philippe et José que nous rejoignons Kortgene via l'écluse Krammersluis.

Avec son immense génois, Salsa prend rapidement de l'avance sur Phénix surtout au près serré.
Nous nous retrouvons dans l'écluse Zankreeksluis donnant accès au Veerse Meer.

Les Michel(le) et Denis nous quittent vers 16H00 et 24 MN sous le soleil à Kortgene.

Nous terminerons cette journée à Middelburg dans un super resto situé sur la grand place où notre ami Benoit nous rejoint.

Lundi 26/09/2011, 5h00, nous quittons le ponton citadin pour profiter un maximum des courants portants sur l'escaut. Nous descendons le « kanaal door Walcheren » et arrivons encore de nuit en mer.

Le lever de soleil est superbe..... et Benoit nous prépare une petit déjeuner royal avec des oeufs et du lard.

La brise du sud et un courant portant propulse Phénix à 9 noeuds sur le fonds. Nous glissons à cette allure pratiquement jusque Zeebrugge.

Le vent tombe doucement et s'oriente vers le sud ouest ensuite vers l'ouest. Nous devons tirer des bords. Arrivé à hauteur d'Ostende, le courant s'inverse et nos bords sont pratiquement carrés.

Nous terminerons les derniers milles à l'aide du Volvo Penta et arrivons à 15h00 à Nieuport avec 45 MN au loch

dimanche 18 septembre 2011

Nos Pilifs

Week-end Nos Pilifs

C'est déjà la deuxième année que j'ai le plaisir de participer à l'activité "team building" de la ferme Nos Pilifs. Benoît que je ne présente plus est accompagné d'une partie de ses cadres, soit, Etienne, Anne, Marie, Michaël, Paul et Philippe. La plupart d'entre eux ont déjà participé à cette "incentive" l'an dernier.

Les nouveaux équipiers arrivent à 10h00. Ils sont répartis entre Phénix et Oaze, l'Etap 30 de Benoit.

La météo annoncée s'avère très musclée, mais dans ces bras de mer protégés, celle-ci ne se forme pas de trop. Après un briefing "sécu", nous quittons ce charmant petit port et prenons la direction du Grevelingen.

Eole est très capricieux se baladant allégrement entre 10 et 30 noeuds en fonction des grains violents qui nous arrosent abondamment. Mais le ciel nous gâte de ses plus beaux paysages.

Après avoir franchi les deux écluses nous filons sous deux ris vers Stamperplaat appelée communément l'île aux chevaux. Nous la laissons sur bâbord pour nous rendre à Brouwershaven, où les entrailles du port sont ancrées dans le village.

Nous festoyons dans le resto branché du port à l'enseigne "Herberg 't Swarte Schaep" où des seaux de moules nous sont servis et où le blanc coule à flot.....

L'ambiance est au rendez-vous. Nous avons même eu droit à une petite fête typiquement hollandaise surtout au niveau de la musique.

Le réveil du dimanche matin est plutôt pluvieux et peu engageant. Nous quittons cette bourgade vers 11h00 avec la bonne humeur de l'équipage. Benoit parvient même à sortir son spy asymétrique jusqu'à une aulofée qui le ramène à l'ordre.

Tribord amure, jolie brise, le vent au bon plein, les voiles bien ajustées, le voilier file entre 6 et 7 noeuds. La gîte est agréable et c'est finalement sous le soleil que nous passons l'écluse de Bruinisse.

Nous terminerons cette journée sous le soleil en se promettant de se revoir l'année prochaine.

J'ajoute encore que j'ai été stupéfait de la rapidité d'apprentissage par cette équipes très solidaire. Ils maîtrisaient rapidement le noeud de cabestant pour ajuster les pare-battes, noeud de taquet pour poser les amarres via le chaumard, franchissement d'écluse, prise de ris et j'en passe.

Tout simplement bravo.

J'ai été ravi de partager cette communion avec la nature dans l'esprit de la Ferme Nos Pilifs

vendredi 16 septembre 2011

Go to Zélande

Nieuport (B) to Benedensas (NL)

C'est avec Yves, son épouse Martine, Michel et Philippe (le moustachu) que nous convoyons Phénix III vers la Zélande où il est attendu pour un week-end spécial Nos Pilifs.

Un super lever de soleil nous accueille pour le début de la longue journée de navivation. La météo nous annonce 3 à 4 Bft Est ensuite ESE qui se traduit normalement pour notre navigation, près serré, ensuite bon plein.

Nous quittons Nieuport à 8h00. La mer est belle et très plate. En effet, le vent de terre n'a pas le temps de former les vagues quand on longe les côtes.

Eole forcit vers 15h00 et nous devons mettre deux ris à la grand voile (GV) et enrouler une partie du génois. Ce qui n'empêche pas notre Phénix d'atteindre 9,8 Noeuds sur le fonds.

Nous prenons la passe sud dans le Roompot Buiten et arrivons à l'écluse à 17h00 après avoir parcourus 46 MN. Le vent nous a quitté en arrivant dans l'Osterschelde et nous appuyons notre progression à l'aide du bon vieux Penta.

Après avoir passé le superbe pont de Zélande (Zeelandbrug), nous remontons le bras de mer appelé Keeten jusqu'à la Krammersluis qui nous ouvre ses portes dans le Volkerak. Nous assistons à un couché de soleil flamboyant et personne ne peut rester indifférent tant l'émotion de cette beauté nous envahit.

Nous arrivons à Benedensas situé à l'entrée de la réserve naturelle à 21h45 et 69 MN sont inscrits au loch.

Benoît nous attend pour partager le repas avec un apéro...... La fin de soirée ne s'éternisera pas, l'ai de la mer et la longueur de cette navigation a eu raison des vaillants marins.