lundi 28 mai 2012
Colijnsplaat - De Heen - Willemstad et retour
Billet de l'équipier : Babs
La perspective d’un weekend voile est toujours
attrayante. Mais quand la météo annonce 25°, full soleil et 3-4 beaufort, c’est
carrément la fête.
A bord, mon amie Candice, Didier à la formule
magique, un petit nouveau, Greg (qui nous a réconcilié avec la jeunesse – non,
tout n’est pas perdu) et mon amour de capitaine. Les meilleurs auspices, je
vous dis !
Le rendez-vous est donné à Colijnsplaats où la
plupart d’entre nous découvrent pour la première fois Fleur de sel. Joli
bateau, à peine plus grand qu’Ulysse, confortable… et cette cabine avant !
Le privilège d’être la femme du chef de bord ;). On se familiarise avec la
bête, rangeons les courses. Fred nous abreuve de son indispensable
debrief sécu. C’est la tradition. Et on ne badine pas avec la tradition.
La café-qui-sauve, et nous voilà parti !
Le vent nous caresse, les polars descendent d’un étage. Il fait beau. Nos corps
sont reconnaissants de tant de clémence météorologique. Faut dire qu’il y a
plus de saison ma bonne dame.
Alors effectivement, on nous avait brièvement
parlé de la défectuosité du génois… Comment vous dire ? Chaque virement de
bord fait soudain figure de challenge olympique… Mais comme l’a fait si bien
fait remarquer Didier. « On nous dit souvent que là où il y a du génois,
il n’y a pas de plaisir. On a tort… »
30 centimètres de tirant d’air. C’est peu…
qu’est-ce qu’on fait ? On prend le risque de passer sous le Zeelandbrug ?
Ha ha c’était une blague ! Vous avez déjà vu Fred prendre un risque ?
Mouhahaha.
Hum. Non. Nous attendons sagement l’ouverture
du pont.
Les virements de bord se multiplient. C’est
sportif. De quoi faire un pied de nez à cette légende qui dirait que la voile,
c’est doigts de pieds en éventail, et tralala. Non. C’est pas vrai ! C’est
dur. Fleur de sel gîte. Faire pipi relève de l’exploit. Et c’est l’heure de
l’apéro. Et je SAIS que je vais devoir descendre. Je sais que je vais devoir
préparer ces rillettes de saumon dont je parle depuis le départ. Commence alors
une véritable performance d’équilibriste. De bons réflexes sont également plus
qu’appropriés. Quelques toasts… un petit verre de muscat. Je suis fierté.
Et voilà l’écluse du Volkerak. J’adore les
écluses. Le bateau est plat. On peut se mouvoir normalement. Tel que la nature
l’a souhaité vous comprenez ? Et puis Candice, avec ses petits moyens de
cuisinière, nous prépare un goûter délicieusement régressif. Du quatre
quart, une bonne tasse de café. C’est parfait.
Le Volkerak. Le paysage change. C’est
bucolique. Les petits moutons, les petits oiseaux… C’est champêtre. Nous
continuons à tirer des bords. Putain de génois.
Nous arrivons à De Heen. L’heure est à la
douche. Au repos. À la préparation du dîner. Penne-courgettes-chorizo- parmesan-roquette.
C’est délice. Le soleil se couche… Les moustiques s’invitent… Nous refaisons le
monde. Et nous nous faisons joyeusement mitraillés par Didier, notre paparazzi
du week-end.
Dimanche… après petit dej et popo, nous levons
les voiles. La nave semble prometteuse. Les conditions sont idylliques. Les
mêmes que la veille mais un peu moins de vent quand même. C’est chouette.
Virements de bord, apéro, brucchettas tomates-mozza-basilic, bonne humeur,
putain de génois.
Destination, … . Le port – charmant de
surcroît – est bondé. Nous nous mettons à couple. Et, avec Fred, nous
nous rendons à la capitainerie remplir les formalités d’usage. Douche, vite,
car on a hâte de visiter les lieux. Et surtout, de choisir le resto qui
sustentera nos estomacs exigeants.
Le taux de blondeur est élevé.
Nous prenons l’apéro dans l’un de ces bars
dont seuls les hollandais ont le secret. Et partons en balade… En attendant
qu’une table se libère dans le restaurant sur lequel nous avons jeté notre
dévolu.
Il est probablement 21h30 quand nous nous
installons sur cette terrasse, avec vue sur le port. Nous sommes affamés et
nous nous laissons facilement tenté par les attraits de cette carte
prometteuse…. Dos de cabillaud sur pesto de tomates cerises, risotto aux
truffes, steak de thon rouge juste saisi et son accompagnement aux saveurs
asiatiques… Tout le monde goûte chez tout le monde. Enfin, je goûte chez tout
le monde.
C’est repu, charmés et heureux que nous
retrouvons nos pénates marines.
Lundi. Réveil à 6h pour les 3 hommes du bord.
Pour faire en une journée ce qu’on a fait en deux. Mais le vent est avec nous.
Et nous atteignons fièrement les … nœuds. Arrivée vers 14h à Colijnsplaats. Où
la traditionnelle quiche est exceptionnellement confectionnée par mes soins…
N’en déplaise à Fred qui a compris du coup qu’on pouvait mettre autre chose
dans une quiche que des brocolis et du saumon.
Rangement du bateau. Dernière bière de
l’amitié. Il est 17h30… L’heure de s’extraire de cette parenthèse vélique
enchantée.
B.B.
dimanche 22 avril 2012
Le retour d'Ipswich
Le retour d'Ipswich
Le petit déjeuner sera à la hauteur du pays qui nous accueille, œufs, bacon et haricots sauce tomate.
Nous ferons une courte visite de la charmante bourgade en commençant par le Christchurch Park et la superbe Mansion house ouverte gratuitement au public, suivi du centre commercial pour terminer au bar Isaac bordant le port où l'apéro nous attend.
Nous prenons quelques herbes aromatiques cultivées dans une jardinière à la disposition des navigateurs.
C'est toujours sous le soleil que nous quittons à marée haute notre petite ville du Suffolk. Nico et Fred (l'équipier) nous préparent un bolo pendant que Yael est à la barre pour descendre la rivière Orwell.
Arrivé à hauteur de l'embouchure, Eole se met à nouveau en crise par le passage d'un grain très noir.
Nous tirons des bords étroits, évitant un autre voilier et un gros transporteur hollandais. Une fois hors de danger, nous prenons les ris qui s'imposent.
Quelques minutes après.... plus rien, mais les vagues croisées ne sont pas confortables.
Nous mettrons le moteur pour nous dégager de cette marmite en attendant le précieux sud ouest de 3 Bft qui ira jusqu'à 5.
Déjà 23h00, les quarts roulent depuis 15h00.... Eole arrive conformément aux prévisions et nous sommes entre le travers et le petit largue qui nous pousse à plus de 6 nœuds.
Les milles défilent dans ce paysage sublime où le ciel nous montre ses plus belles parures. Les feux d'Ostende sont déjà visibles, suivi des feux de Nieuport. Nous franchissons l'estacade à 4h50'.
Plus personne ne dort tellement les équipiers sont motivés par cette arrivée nocturne.
Nous irons quand même nous recoucher jusqu'à 10h00. Pti déj, ensuite manœuvres au port, pour aller faire le plein dans l'autre marina, celle du KYCN étant fermée le dimanche :-(
Yves nous concocte une salade de poulet dont il a le secret. Ensuite, comme d'habitude, on fait la toilette complète de Phénix avant de terminer notre séjour par un dernier verre au yacht club de la marina.
Hormis Yves, c'était la première traversée de la Manche avec quarts de nuit pour les équipiers. Bravo à tous. Je vous souhaite bon vent.....
vendredi 20 avril 2012
Orwell River - Ipswich
C'est aux aurores que nous larguons les amarres ce vendredi matin, Le jour s'est à peine levé que l'équipage formé par Yves, Denis, Frédéric, Nicolas et son épouse Yael est aux taquets, pressé d'en découdre avec notre mer du nord.
Un SW de 3 bft nous accompagne, cap 314 sur le fond. Toutes voiles dehors au près bon plein notre étrave poursuit inlassablement sa danse, de haut en bas légèrement en biais.
Le soleil est rapidement de la partie trônant dans un ciel bleu azur parmi quelques gros nuage perdus. Les grains annoncés sont déjà visibles à l'horizon. Les pronostics sont lancés, sera t'on arrosé, ou passera t'ont au travers.
L'avitaillement princier avait fait une place de choix pour soigner les apéros que nous ne ratons sous aucun prétexte. Quelques siestes s'organisent au gré des coups de fatigue.
Les barreurs (euse) se relayent toutes les heures pendant qu’Éole fraîchit jusqu'à 5 Bft. Nous prenons un ris régulièrement en fonction de ses caprices.
Le rail n'est pas très encombré et nous le franchissons sans aucune déviation. L'AIS nous indique sur la carte électronique les positions de ces supers containers, leur vitesse, direction et route de collision éventuelle.
Déjà 17h00, nous passons la fameuse cardinale Trinity sous un grain nous arrosant copieusement avec des rafales à 28 nœuds. Les équipiers bien rodés prennent un deuxième ris rapidement. Le bateau phare est déjà en vue. Les rafales se calment jusqu'à ne plus avoir de vent avant de nous surprendre d'un coup en changeant radicalement de direction, entraînant un empannage non souhaité.
Les grues de Félixstowe, situées face à Harwich, nous indiquent l'entrée de l'embouchure de la Orwell River que nous remontons au moteur faute de vent C'est avec mon travel English que je demande via le canal 68 l'ouverture de l'écluse d'Ipwich que nous franchissons à 21h00.
Un poulet thaï, au lait de coco et curry vert rassasie les équipiers qui resteront sagement dans le bateau, malgré le bar branché du coin qui nous tend les bras.
dimanche 15 avril 2012
The Channel....
Vendredi 13, que du bonheur.... on navigue et la météo s'annonce une fois de plus ensoleillée. C'est avec Carl, Michel, Marja et Lucie que nous larguons les amarres à Nieuport dès 8h00.
Phénix s'en va doucement dans la brume encore présente. Les Ducs d'Albes longeant l'estacade apparaissent au fur et à mesure de notre progression. La mer est calme. Un petit souffle de 5 nœuds venant du sud nous pousse à mettre le spi dès la sortie. Encore endormi, nous inventons une nouvelle technique pour de positionnement du spi, à savoir, le hisser de travers avec la drisse sur le le coté bâbord (rouge). Il tire une drôle de tête... qui sait on peut peut-être aller au près. ;-)
Cette majestueuse toile ne trônera qu'une petite heure, le vent étant capricieux et variable jusqu'à s'évanouir. Le courant est rapidement avec nous et c'est sous voile et moteur que nous avançons à 7 nœuds sur le fond.
10h45, Lucie émerge de sa cabine et teste notre super douche avec eau chaude.... un franc succès.
Comme promis, le soleil commence à nous réchauffer et fait fuir la fine couche de nuages pour nous laisser qu'un ciel bleu azur. Et en plus, c'est déjà l'heure de l'apéro que nous prenons tranquillement dans le cockpit.
Les milles défilent, quelques marsouins nous laissent entrevoir leur nageoire dorsale noire. Nous approchons déjà la fameuse Godwinn Knoll et le Wind Farmer situé plus au nord.
17h00, Ramsgate, petit tour du quartier commerçant suivi d'une Guiness au Royal Temple Yacht Club, et d'un délicieux poulet curry. Merci Michel (et son traiteur...).
Samedi matin, 8h40, nous quittons déjà la Grande Bretagne sous 4 BFT – NE. Cap plein Est jusqu'à la sortie du chenal bordé de bancs de sable, ensuite on abat un petit peu, direction Ostende. En effet, la météo nous annonce un petit coup de vent du N-NE pour dimanche, dès lors il sera plus aisé de rentrer au portant qu'au près depuis Dunkerque.
Le soleil nous réchauffe dès midi. La mer commence doucement à se former. Les couleurs qui nous entourent sont tout simplement sublimes.
Les 59 MN qui nous séparent sont parcourus en 11h00 et nous franchissons dès 19h30' l'écluse. L'amarre avant est mise avant l'arrière, alors que le vent nous pousse avec 20 nœuds, résultat, la poupe s'écarte et le demi tour s'impose dans l'écluse. Nous sortons en marche arrière.
Après un apéro bien mérité, ce sera la fameuse quiche qui n'a plus de secret pour les baroudeurs qui m'accompagnent régulièrement sur Phénix.
Eole fait chanter les diverses drisses non écartées des mâts des voiliers voisins et sifflent pratiquement toute la nuit.
Dimanche, 9h20' un appel radio pour demander l'ouverture du pont et de l'écluse. Sortie en puissance pour pouvoir manœuvrer dans les rafales de 20 nœuds et éviter une dérive non contrôlée due au fardage.
Nous sortons sans encombre. La houle est forte et les vagues sont déjà très creuses. Les rafales montent régulièrement à 25 nœuds du N/NE et nous parvenons à surfer jusqu'à 9 nœuds sur l'eau.
En deux petites heures, nous arrivons à l'estacade de Nieuport.
Nettoyage de notre destroyer suivi d'un dernier petit verre au yacht club, et ce, sous le soleil et à l'abri du vent terminera notre long et agréable week-end. Merci aux équipiers qui ont contribué une fois de plus à cette superbe ambiance.
lundi 2 avril 2012
Go to Ramsgate
31/03 - 1 et 2/04/2012
On s'est donné rendez-vous à Nieuport vendredi soir afin de partir tôt demain matin. J'en ai profité pour remplacer le feu de signalisation tribord et débloquer la mâchoire du tangon de Phénix.
L'équipe composée de Cédric, Mathieu, Antoine, Olivier, Carl et Georges arrive en pleine forme, tous des anciens scouts d'Anvers. Une petite bouffe au Tex Mex suivi de quelques verres dans la carré donne le ton du week-end. Il est déjà une heure quand je vais me coucher.... et je ne suis pas le dernier.
Debout à 6h00 et départ à 8h00 après un petit déj gargantuesque. La météo nous annonce un vent progressif de 3 à 6 BFT de NW puis N ensuite NE. Antoine est à la barre pour sortir Phénix dans cette brume qui se dissipe lentement.
A la sortie du port, nous faisons un exercice d'homme à la mer... avec deux pare battes bien sûr. L'équipage est ensuite scindé en deux équipes qui toutes les trois heures se relayeront. Le but étant d'aller à Ramsgate sans appui électronique, en effet, Cédric et Mathieu sortent de la formation théorique de notre club GCBF. Chacun gèrera une équipe pour les manœuvres, la navigation et pour barrer le voilier.
Ils évitent brillamment les pièges des bancs de sable situés après la Trapegeer et naviguent à l'estime jusqu'au moment où l'on voit plusieurs cardinales pour faire le point.
10h00, l'un d'eux me suggère de se mettre à l'heure UTC, comme les tables des marées du Reeds, l'idée étant de gagner deux heures sur l'apéro ;-) … bon on craque vers 11h30.
Nous remercions Anne, la fiancée de Mathieu pour les délicieuses quiches qu'on avait plus qu'à réchauffer. Tous le monde en a profité, même les poissons,.... hein Antoine, hein Carl ;-)
Le rail n'est pas trop encombré, mais certains cargos impressionnent quand même lorsqu'ils se rapprochent. Le cap se maintient au 285° vers la Goodwinn Knoll, qui est une cardinale qui nous indique l'entrée du long chenal menant au port de Ramsgate situé plein ouest (270°).
Nous apercevons déjà un champ d'éoliennes et deux dauphins qui ne soucient même pas de nous.
Le vent forcit et nous prenons un ris peu avant l'accès au chenal situé entre les bancs de sable.
17H00, nous accostons à Ramsgate. Bravo les gars et maintenant direction Royal Temple Yacht Club où la célèbre Guiness nous attend. Nous terminons la soirée dans le carré du bateau où nous refaisons le monde avec le stock embarqué.....
C'est sous un soleil généreux que nous quittons le comté du Kent à 8h00 ce dimanche matin après une courte nuit. La navigation électronique est le thème du jour.
Eole est moins vigoureux que la veille, un petit 3 bft du NE nous pousse sur le cap 126° après la fameuse Goodwin. La houle fait rapidement son effet sur nos champions, Antoine et Carl, qui maîtrisent « la gerbe » aussi bien à tribord qu'à bâbord.
Déjà l'heure de l'apéro..... qui ne sera raté sous aucun prétexte.
Le soleil trône toujours dans le ciel bleu azur , mais le vent nous quitte doucement vers 12h30. Le Volvo Penta prend la relève durant 3h00.
Le rail est traversé rapidement à l'endroit où il est le plus étroit. Les fumées des usines proches de Dunkerque confirment notre route. La visibilité est telle que nous voyons aussi bien les falaises de Douvres que celles du cap Gris Nez.
Nous terminons notre navigation du jour uniquement sous la garde robe de Phénix et profitons pleinement de cette fin de journée ensoleillée. Nous arrivons à Dunkerque à 17h30 et l'ambiance de vacances se poursuit dans le cockpit où le festival de Duvel est lancé....
Une partie de l'équipage garde Phénix profitant rapidement des couchettes réparatrices, tandis que les plus téméraires s'en vont découvrir les Chti's..... demain c'est grasse mat ;-)
Déjà 8h00.... le lard et les œufs seront pris d'assaut au petit déjeuner. Nous démarrons la journée lentement pour finalement quitter notre ponton sous le coup d'onze heure.
2 bft d'ouest et un courant portant nous font déployer le spi. Malgré le vent qui tournera lentement vers le NW, c'est sous cette magnifique voilure que nous franchissons la passe de zuydcoot en jouant sur l'angle du tangon tout en adaptant les écoutes à cette manœuvre.
15h30, devant l'estacade de Nieuport, les équipiers brifés et à leur poste affalent le spi selon la méthode d'urgence en le descendant sous la bôme vers le carré où il sera replié méthodiquement.
Cédric dirige la manœuvre à la barre jusqu'au ponton « carburant » et terminera par un évitement pour accoster Phénix à son emplacement habituel.
Merci à cet équipage Anversois qui sait profiter du moment présent....
dimanche 25 mars 2012
Zélande 24-25 mars 2012
Zélande 24-25 mars 2012
La brume est encore présente sur Colijnsplaat en cette matinée mais le soleil ne tardera pas à faire son apparition.
C'est avec Babs , Reda et Yasmina que nous prenons possession d'Ulysse, le Sun Odyssey 29 du club GCBF. Nous larguons les amarres vers 11h00.
Bien qu'annoncé entre 2 et 3 Bft, le vent est totalement absent et la mer est telle un lac. Nous profitons du courant pour nous diriger vers le pont de Zélande qui traverse l'Oosterschelde jusqu'à Zierikzee où nous atterrissons car c'est déjà l'heure de l'apéro ;-) Nous avons quand même vu un marsouin...
Nous profitons pleinement du généreux soleil en attendant le vent promis. Déjà 14h30, nous sortons de ce charmant petit port qui n'est pas encore pris d'assaut en cette période. Eole nous accueille enfin. Son petit souffle de NE nous pousse vers l'écluse de mer. Reda s'éclate à la barre qu'il découvre. Nous contournons les bancs de sable du Roompot (binnen) pour retourner vers Colijnsplaat. Cette journée découverte a marqué nos hôtes qui veulent s'inscrire au club dès septembre...
Ce dimanche est réservé pour des passionnés d'oiseaux qui parcourent l'Europe pour les observer. Mario, Jean-Pierre, Geoffroy, Olivier et Patrick font partie de l'ASBL NATAGORA et désiraient faire quelques milles en mer afin d'observer certaines espèces vivant plus ou moins loin des côtes.
Equipés pratiquement comme des professionnels, appareils photos avec objectifs de la mort, jumelles, longues vues..... nous voilà partis vers cette nouvelle aventure. Le vent est encore très faible et la brume nous empêchent de voir à plus d'un mille nautique.
Nous approchons l'écluse du Roompot, un phoque nous observe pour plonger devant l'étrave. Plusieurs marsouins se baladent tranquillement à fleur d'eau laissant apparaître de temps en temps leur nageoire dorsale. Tout le monde est émerveillé.
Quand des groupes d'oiseaux survolent en escadrille la grand voile, les déclics des appareils photos font ragent tels un pistolet mitrailleur suivi de l'identification de l'espèce.
Nous passons sans peine l'écluse de mer qui nous ouvre ses portes suite à l'appel radio.
3 bft nous accueille en mer et le ciel est totalement dégagé. Nous prenons la passe nord, bien balisée, qui longent les bancs de sable servant de plage de repos aux phoques à marée basse. Bien qu'au près serré et contre courant, nous progressons gentiment vers la bouée OR9. Une quarantaine de phoques bronzent paisiblement. Au fur et à mesure que nous nous éloignons de la côte, les oiseaux se font de plus en plus rare.
L'après-midi est déjà bien avancée qu'il faut penser à faire demi-tour. Les bancs de sable sont presque immergés et délogent les phoques les plus téméraires. Nous repassons l'écluse et atterrissons à Colijnsplaat.
Je n'ai malheureusement pas retenu tous les noms d'oiseaux ;-) identifiés, mais je sais maintenant distinguer une mouette rieuse à un goéland... bon début.
Je remercie cette équipe proche de la nature qui m'a fait observer la mer sous un autre angle.
dimanche 18 mars 2012
Mer du Nord 17-18 mars 2012
La météo s'annonce radieuse et c'est avec Babs et Daniel que nous prenons possession de Phénix à Nieuport.
A la sortie de la jetée, un petit 2 BFT du sud nous accueille. La mer est plate comme un lac et nous prenons la direction d'Ostende.
Le temps est idéal pour quelques exercices d'HLM (homme à la mer). Rassurez-vous, Daniel n'a pas sauté à l'eau. Juste deux pare battages reliés par des noeuds de chaises et hop pardessus les filières....
C'est à la voile que nous manoeuvrons récupérer notre pseudo victime. Quelques longueurs de bateaux sont déjà passées. On loffe, virement de bord et c'est sous le vent que nous nous dirigeons vers notre "target".
Le bateau est ralenti en enroulant le génois et c'est sur son erre que nous approchons. L'écoute de grand voile est choquée et Phénix s'arrête juste à portée de la gaffe de nos pare battages que nous récupérons.
Nous poursuivons ensuite lentement notre route en longeant cette magnifique plage de notre plat pays. Arrivé à hauteur du Casino d'Ostende, nous mouillons l'ancre pour l'apéro suivi du déjeuner. Confortablement assis dans le cockpit, nous savourons les premiers rayons de soleil qui nous annoncent bientôt le printemps..
Déjà 15h00, nous appareillons. Nous avions envie d'essayer le spi, mais un des manchons du tangon est grippé.... dommage.
Le balisage de l'entrée d'Ostende est changé depuis sa nouvelle digue de protection. Un appel sur la VHF (canal 14) pour l'ouverture de l'écluse et nous voilà au coeur de la ville.
Nous poursuivons notre escapade par une séance de shopping avant la fermeture des magasins, ce qui ravi notre équipière, malgré la pluie qui s'invite à la balade. Daniel nous fait également découvrir une superbe librairie. La journée se termine par un charmant petit resto italien.
Dimanche matin, le jour se lève accompagné d'une petite bruine qui cesse vers 9h00. Le ciel se dégage pour faire place à un bleu digne d'une journée méditerranéenne. Nous repassons l'écluse pour pointer l'étrave vers le large.
Ma casquette "Captain" s'envole et plonge dans cette mer froide sans même me prévenir. Exercice HLM immédiat pour récupérer mon précieux couvre-chef qui est un cadeau de l'équipage de l'été dernier en revenant de Galice lors d'une escale à Portsmouth. Nous avons pu la sauver rapidement de la noyade... ouf. Ça paie les exercices....
Le vent a tourné vers le SO et c'est en tirant quelques longs bords que nous revenons à notre port d'attache.
C'est sous un soleil généreux que terminons notre charmant week-end.
A la sortie de la jetée, un petit 2 BFT du sud nous accueille. La mer est plate comme un lac et nous prenons la direction d'Ostende.
Le temps est idéal pour quelques exercices d'HLM (homme à la mer). Rassurez-vous, Daniel n'a pas sauté à l'eau. Juste deux pare battages reliés par des noeuds de chaises et hop pardessus les filières....
C'est à la voile que nous manoeuvrons récupérer notre pseudo victime. Quelques longueurs de bateaux sont déjà passées. On loffe, virement de bord et c'est sous le vent que nous nous dirigeons vers notre "target".
Le bateau est ralenti en enroulant le génois et c'est sur son erre que nous approchons. L'écoute de grand voile est choquée et Phénix s'arrête juste à portée de la gaffe de nos pare battages que nous récupérons.
Nous poursuivons ensuite lentement notre route en longeant cette magnifique plage de notre plat pays. Arrivé à hauteur du Casino d'Ostende, nous mouillons l'ancre pour l'apéro suivi du déjeuner. Confortablement assis dans le cockpit, nous savourons les premiers rayons de soleil qui nous annoncent bientôt le printemps..
Déjà 15h00, nous appareillons. Nous avions envie d'essayer le spi, mais un des manchons du tangon est grippé.... dommage.
Le balisage de l'entrée d'Ostende est changé depuis sa nouvelle digue de protection. Un appel sur la VHF (canal 14) pour l'ouverture de l'écluse et nous voilà au coeur de la ville.
Nous poursuivons notre escapade par une séance de shopping avant la fermeture des magasins, ce qui ravi notre équipière, malgré la pluie qui s'invite à la balade. Daniel nous fait également découvrir une superbe librairie. La journée se termine par un charmant petit resto italien.
Dimanche matin, le jour se lève accompagné d'une petite bruine qui cesse vers 9h00. Le ciel se dégage pour faire place à un bleu digne d'une journée méditerranéenne. Nous repassons l'écluse pour pointer l'étrave vers le large.
Ma casquette "Captain" s'envole et plonge dans cette mer froide sans même me prévenir. Exercice HLM immédiat pour récupérer mon précieux couvre-chef qui est un cadeau de l'équipage de l'été dernier en revenant de Galice lors d'une escale à Portsmouth. Nous avons pu la sauver rapidement de la noyade... ouf. Ça paie les exercices....
Le vent a tourné vers le SO et c'est en tirant quelques longs bords que nous revenons à notre port d'attache.
C'est sous un soleil généreux que terminons notre charmant week-end.
lundi 6 février 2012
samedi 4 février 2012
Ko Phi Phi To Ao Chalong (25 MN)
L'ancre est levée dès 8h00 afin de pouvoir visiter la fameuse "Maya Beach" où a été tourné quelques scènes du film "The Beach" réalisé par Danny Boyle et dont l'acteur principal est Léonardo Di Caprio. Cette enclave dans Phi Phi Ley est prise par un tourisme de masse et se situe à environ 5 milles de notre mouillage de Phi Phi Don.
Nous parvenons à y entrer, malgré la remonte rapide des fonds, mais déjà l'overdose de speed boat fait rage. Nous y restons que quelques minutes, histoire de s'en mettre pleins les yeux.
Ensuite, nous mettons le cap sur 207°. Au grand largue avec 4 et 5 BFT, nous sortons le spy asymétrique de sa chaussette dont le point d'amure est fixé sur un bout dehors orientable. Astuce de Paul, afin de pourvoir jouer entre 90° et 170° du vent aisément avec ce type de voile.
Le bateau n'a pas tendance à partir au lof. Babs prend la barre et la maîtrise rapidement profitant des surfs jusqu'à 9,82 noeuds.... Nous parvenons à tenir une moyenne de 8 noeuds sous cette allure, c'est grisant.
Andante arrive rapidement à hauteur de la pointe nord de Ko Khai Nai et de ses plages magnifiques. Nous apercevons déjà le Big Boudha, situé au sud de Phuket. Il sera notre amer pratiquement jusqu'au phare.
L'entrée dans la baie de Chalong nous oblige à affaler le spi. Paul nous débarque sur un quai afin de ne pas mouiller nos bagages en utilisant l'annexe ;-)
Le trip nav prend fin avec de merveilleux souvenirs. Une belle aventure qui a commencé par la traversée du golfe du Bengale et de la mer d'Andaman pour se terminer dans la baie de Phang Gna et les îles du nord du détroit de Malacca.
Nous profiterons encore quelques jours de la douceur de Phuket car il parait qu'une vague de froid sibérienne nous attend en Belgique.
Ensuite, nous mettons le cap sur 207°. Au grand largue avec 4 et 5 BFT, nous sortons le spy asymétrique de sa chaussette dont le point d'amure est fixé sur un bout dehors orientable. Astuce de Paul, afin de pourvoir jouer entre 90° et 170° du vent aisément avec ce type de voile.
Le bateau n'a pas tendance à partir au lof. Babs prend la barre et la maîtrise rapidement profitant des surfs jusqu'à 9,82 noeuds.... Nous parvenons à tenir une moyenne de 8 noeuds sous cette allure, c'est grisant.
Andante arrive rapidement à hauteur de la pointe nord de Ko Khai Nai et de ses plages magnifiques. Nous apercevons déjà le Big Boudha, situé au sud de Phuket. Il sera notre amer pratiquement jusqu'au phare.
L'entrée dans la baie de Chalong nous oblige à affaler le spi. Paul nous débarque sur un quai afin de ne pas mouiller nos bagages en utilisant l'annexe ;-)
Le trip nav prend fin avec de merveilleux souvenirs. Une belle aventure qui a commencé par la traversée du golfe du Bengale et de la mer d'Andaman pour se terminer dans la baie de Phang Gna et les îles du nord du détroit de Malacca.
Nous profiterons encore quelques jours de la douceur de Phuket car il parait qu'une vague de froid sibérienne nous attend en Belgique.
vendredi 3 février 2012
Laem Naeg to Ko Phi Phi (18 MN)
Nous quittons cet endroit magnifique bordé de falaises vers 9h00. C'est avec 4 BFT de travers que nous traçons sur le 187° entre 6 et 7 nœuds. Nous sommes rapidement à Ko Mai Phai, petite île bordée de hauts fonds. Après un gymkhana entre les patates tenant compte de la couleur de l'eau, nous jetons l'ancre dans 3 mètres de fond. Paysage carte postale, avec l'île, la plage de sable blanc, l'eau bleu turquoise, que demande le peuple ?
Après notre repas et notre promenade sous-marine, nous appareillons pour Ko Phi Phi où nous mouillons à 16h00 dans la baie située au sud de l'île. Celle-ci est bordée d'immenses falaises. Cette île a également subi le tsunami du 26/12/2006, au pire moment, alors qu'elle était pleine comme un œuf (1.800 victimes).
La péninsule de Tonsai, un étroit isthme de sable flanqué de deux plages dos à dos où a été reconstruit de centaines de bungalow, restos, bars et commerces divers, est devenu hyper touristique.
Un peu d'histoire (selon le routard): Ko Phi Phi, « l'île aux esprits », fut de tout temps la citadelle imprenable des gitans de la mer, grand pirates de la mer d'Andaman. Ses hautes falaises calcaires cachent un labyrinthe de cavernes, où d'antiques dessins de voiliers et des structures de bambou attestent cette culture plusieurs fois centenaire.
jeudi 2 février 2012
Ko Tapoo to Laem Nang
Ko Tapoo to Laem Nang (20 MN)
Nous débarquons sur l'île au petit matin. Hormis une petite cahute, la nature a conquis tout le territoire laissant un mince sentier s'aventurer dans la jungle.
A 8h45, nous quittons cet endroit magnifique et naviguons dans environ 5 mètres d'eau parmi les gigantesques formations calcaires qui n'en finissent pas de tomber à pic dans la mer.
Vers12h40, nous faisons un mouillage à Ko Hong dans 10 m d'eau histoire de faire une pause déjeuner. Paul s'en est aller visiter une petite passe donnant sur une crique au centre du massif calcaire.
Nous sommes repartis sous GV et Genois avec 3 BFT au près.... Un grain s'annonce au loin. Nous réduisons la garde robe d'Andante et comme prévu, le rinçage est à la hauteur de nos attentes.
Nous contournons la pointe ouest de la baie de Ao Nang que l'on traverse pour atterrir du coté ouest de Laem Nang situé à proximité de Krabi, haut lieu pour les grimpeurs du monde entier.
mercredi 1 février 2012
Ko Nakha Yai to Ko Tapoo (James Bond Island) (19 MN)
Nous levons l'ancre tranquillement vers 10h30 pour poursuivre notre aventure versle nord de la baie de Phang Nga que l'on prononce « Pon Ga ». Nous arrivons rapidement au milieu de ses pitons calcaires recouvert de végétation. La base de ces totems de la mer a été rongée par l'eau qui a creusé des grottes naturelles impressionnantes. Ce site est unique au monde.
Nous remontons vers nord et faisons une pause déjeuner à l'ouest de Ko Phanak. Paul s'en va visiter une grotte à la rame. Nous poursuivons ensuite notre route jusqu'à Ko Tapoo surnommée « James Bond Island » depuis qu'on a tourné certains extérieurs de l'Homme au pistolet d'or (1974), avec Roger Moore, notamment devant ce haut et fin bloc monolithe couvert de verdure.
On trouvera un petit mouillage au pied d'une île sans nom. On navigue entre 2 et 3 mètres d'eau. Il faut encore tenir compte du marnage.
Babs nous prépare du porc sauté au curry vert et lait de coco.... hummm
mardi 31 janvier 2012
Ao Chalong to Ko Nakha Yai
Nous voulons remplir nos réservoirs d'eau douce qui sont totalement vides. Premier petit soucis avec le guindeau qui ne fonctionne plus. C'est donc pratiquement 25m de chaîne que nous hissons à la main.
Nous nous dirigeons ensuite vers le quai prévu pour l'eau, l'essence et le gasoil. On prépare les amarres pour se mettre à couple d'un grand bateau pour plongeurs, vent et courant dans la poupe.
Mais voilà, la marche arrière ne passe plus et on ne peut pas ralentir le bateau qui se trouve perpendiculairement au Pier. J'imagine un démâtage catastrophe.In extremis, Paul parvient à virer sur bâbord, rasant les gros pieux en béton. Ouf sauvé....
On retourne au mouillage. Paule examine le câblage des gaz et l'inverseur pendant que je remarque que le bout reliant le portique via une poulie à l'annexe trempe dans l'eau. Je tire dessus et constate qu'il est autour de l'arbre d'hélice si ce n'est sur l'hélice même. Pendant que Paul plonge pour dégager ce bout, Babs et moi allons, via l'annexe, à terre pour restituer le scooter loué et acheter un nouvel appareil photo.
La matinée est déjà passée quand nous retournons faire de l'eau. Le guindeau fonctionne de nouveau... ouf.
C'est à 13h15' que nous quittons la baie. La météo nous annonce 10 nœuds de vent E/NE. Dès la sortie de notre protection naturelle, c'est 20 à 25 noeuds de vent qui nous accueille avec de bons creux. Nous remontons vers le nord au près. Ces conditions de navigation ont rapidement eu raison de Babs qui s'est finalement endormie dans le carré.
Le vent tombe vers 16h15 quand on passe à l'ouest de Ko Nakha Noi qui est une île magnifique avec un mouillage possible.
Nous poursuivons vers le nord où se situe sa grande sœur, Ko Nakha Yai où nous mouillons près du deuxième pier plus au nord. Celui-ci donne accès à un complexe hôtelier de luxe, avec bungalows, piscines à débordement avec vue sur mer, spa, restaurants et j'en passe.
Nous faisons quand même une petite balade au village local où il n'y pas de gargote
Nous terminerons la soirée dans le carré où Paul nous a concocté un super poulet au curry à l'indienne. On s'est régalé, sans oublier un bon coup de rouge.
Lundi 30/01/2012
Babs nous a rejoint dimanche après midi. Cette journée est prévue pour l'avitaillement. Nous louons un scooter pour faire les marchés de fruits et légume. L'eau potable ainsi que la bière nous est livrée.
Plusieurs allées venues sont nécessaires pour charger notre cargaison de victuailles. La petite annexe de 2,10 m et ses boudins de 32 cm a du mal à franchir le clapot formé par 4 à 6 BFT qui nous arrose joyeusement. Cerise sur le gâteau, le cul de mon sac étanche baigne dans 20 cm d'eau déjà dans l'annexe. Malheureusement, il n'est plus si étanche que ça . Résultat, deuxième téléphone, appareil photo et notebook out. J'ai la scoumoune.... c'est pas possible. Je peste, je peste, je peste.......
Je n'ai plus les dernières photos ni les derniers textes rédigés que je n'avais pas encore publiés faute de connexion internet. Ce qui explique la parution tardive, veuillez m'en excuser....;-)
La vie est quand même belle et je garde le sourire....
samedi 28 janvier 2012
Nai Harn to Ao Chalong
Nous quittons ce superbe mouillage à 8h35 et naviguons entre les îles. Nous contournons Ko Lon (ko = île en thaï) par l'Est afin de sécuriser notre approche dans la baie qui présente quelques hauts fonds et bancs de sable.
On a quelques difficultés à trouver un mouillage pas trop loin du Pier (long quai s'avançant vers la mer) tellement il y a des bateaux et peu d'eau.
11h30, l'ancre plonge dans 4 mètres d'eau tenant compte du marnage qui se situe entre 1 et 2 mètres en moyenne. Le pavillon « Q » (jaune) est hissé pour signaler notre demande de « clearance ».
Mise à l'eau de l'annexe, quelques coups de rames et nous voilà sur le Pier. Le soleil brûle de toute sa puissance. Les bureaux d'immigration et de douane sont fermés « lunch time » jusqu'à 13h00.
On fait un rapide passage au « laundry » pour y déposer notre linge sale et nous nous restaurons ensuite dans une gargote locale.
Déjà 13h30', vite nos démarches administratives suivies d'un passage chez le Harbour Master, gestionnaire du port.
On va ensuite acheter un nouveau moteur pour l'annexe
La journée se terminera à Rawai.
vendredi 27 janvier 2012
Vendredi 27/01/2012
00h00' – 7° 15' N – 96° 57' E
C'est avec 6 BFT dans le que Paul reprend le quart. Nous devons louvoyer pour progresser vers notre route de fond.
De temps en temps, la coque claque sur une vague qu'on a l'impression que le bateau va se désintégrer.
Dans le courant de l'après midi, Eole tourne peu à peu à l'Est.
16h15', les montagnes de Phuket sont en vue. Il nous reste 18 MN et il n'y a plus de vent. On affale les voiles et poursuivons au moteur sur une mer qui devient d'huile. La côte se dessine au fur et à mesure que nous avançons. Je distingue le Big Boudha et le building principal de la baie de Patong.
Le soleil se couche nous offrant un superbe spectacle. Nous atterrissons à 19h30 (21h00' heure locale) dans la baie de Nai Harn après avoir parcouru sur l'eau 1498 MN.
On gonfle l'annexe et on la met à l'eau. Le moteur hors bord étant défectueux, nous devons ramer les quelques deux cents mètres qui nous séparent de la plage.
Une petite vague nous pousse en arrivant. En même temps, Paul saute de l'annexe et tire sur le bout avant. Ce savant mélange fait que je me déséquilibre et fait un superbe salto arrière. Je me retrouve trempé jusqu'aux os. Mon téléphone en poche subi le même sort et rend l'âme. Je peste.....
Je retourne au bateau pour me doucher, me changer et retourner sur la plage en mettant cette fois-ci mes vêtements dans un sac étanche. Nous y buvons une bonne bière et mangeons notre premier plat thaï dans un resto au bord de la plage.
jeudi 26 janvier 2012
Jeudi 26/01/2012
00h00 – 6° 33' N – 95° 26' E
C'est toujours sous le ronronnement du Yanmar que nous poursuivons notre route, pif au vent.
Le jour se lève de plus en plus tôt. En effet, allant vers l'est nous devrons, à notre arrivée, changer notre heure (GMT + 7), soit 1h30 de plus que celle du Sri Lanka.
Durant l'après-midi, la mer offre un spectacle fascinant de rencontre entre le vent et le courant avec une avant garde de vagues courtes, hargneuses qui suit le bateau et qui parfois le dépasse, chahutant la coque. Effet de bouillonnement qui me rappelle le Raz Blanchard à ses mauvaises heures, mais celui-ci s'étend du nord au sud sur une largeur d'environs deux cents mètres, nous poursuivant.
Eole passe finalement à l'Est, avec deux jours de retard sur ses prévisions. Nous envoyons le génois, la GV étant restée à poste. Notre espoir fut de courte durée, car les caprices du vent feront en sorte que nous poursuivons au moteur.
21h00, Phuket n'est plus qu'à 100 milles nautiques.... cap 77°
mercredi 25 janvier 2012
Mercredi 25/01/2012
00h00 – 6° 36' N – 94° 24' E
On attend toujours le vent d'est pour virer de bord vers le NE. Andante trace toujours sa route vers la pointe nord de Sumatra, où se situe le village de Banda Aceh, tristement connu, étant le premier victime du célèbre tsunami du 26/12/2004.
Des orages sur les îles, marqués par des éclairs illuminent la mer à coup de flashs impressionnants.
6h00, toujours pas de changement au niveau du vent. Si on continue comme ça, ce soir on est dans le détroit de Malacca. On vire finalement de bord, et là.... on constate que notre route de fond est au 348°. Et oui, vent, courant, houle et vagues ….. tous contre nous. C'est trop injuste ;-)
Paul peste tout seul dans le cockpit, car en plus on n'avance pas, seulement 3 nœuds indique le loch.
A 10h00, re-virement de bord. A ce rythme, on mettra deux jours de plus. On attend inlassablement que les prévisions de vent d'est se manifestent.
Coucher du soleil.... on se résigne à se faire aider du moteur et sous GV seulement que nous corrigeons et prenons notre route de fond.
21h00, une vague espionne déferle violemment sur le pont. Malheureusement pour échapper à la fournaise intérieure, les panneaux d'aération ne sont pas verrouiller. Résultat : alors que je suis assis à la table du carré, entrain de rédiger votre blog préféré, je me fais copieusement arroser, mais également le livre de bord, l'appareil photo et le notebook que je parviens in extrémis à fermer juste à temps pour le sauver.
mardi 24 janvier 2012
Mardi 24/01/2012
00h00 – 6° 48' N – 92° 50' E
Paul reprend la relève. On envoie la GV complète, vire le solent qui est remplacé par le génois. Pas facile la manœuvre de nuit, éclairé juste par la lampe frontale.
3h00, à la peine le temps de dormir un peu que c'est déjà mon tour de quart. Par contre, le vent s'en va se coucher me laissant l'unique choix de démarrer le moteur si on ne veut pas dériver comme des malades.
En matinée, Paul appelle Carlo pour une météo rafraichie.
Pratiquement midi, sur une mer d'huile, mon attention est attirée par des ailerons en surface. Deux groupes d'une dizaine de globicéphales se baladent tranquillement proche de la surface. Notre voilier ne les intéresse pas et plongent lorsque nous les approchons.
13h00, Paul s'exclame sur le pont... « Nicobar ».... Je monte et vois au loin une île très verdoyante. Au fur et à mesure que nous nous en approchons, nous examinons ses plages et environs aux jumelles. Elle est plus montagneuse vers le nord, bordée d'une forêt dense jusqu'à la langue de sable qui se fait caresser par la marée. Un phare est planté sur sa pointe sud.
Il n'y a pas âme qui vive, hormis quatre tentes militaires. On les plaint les pauvres. Immédiatement après se situe the « south bay of Great Nicobar island » où l'on peut mouiller pour s'y reposer. Les autorités indiennes n'y sont pas trop regardantes si l'on ne descend pas à terre. On aurait envie d'y jouer les Robinson Crusoé.
Cette île faut partie d'un chapelet s'étirant du nord au sud, marquant l'entrée de la mer d'Andaman. Nous passons donc au nord du Great Channel.
Eole est revenu en force au NE, nous obligeant à abattre sur le cap 110°, alors que notre destination est au 77°.
lundi 23 janvier 2012
Lundi 23/01/2012
00h00 – 6° 46' N – 90° 57 E
Reprise du livre de bord à 00h00. C'est le quart de Paul.....
Paul écrit : « Je viens de me faire doucher dans la cabine avant. Un paquet de mer a balayé le pont et noyé les couchettes par les panneaux fermés en position « aération ».
Pas content le Paul ! Il faut retiré les habits trempés, les draps trempés, faire sécher les matelas....grrr......
Bonne nouvelle : le bateau file à plus de 7 nœuds, se moquant des vagues et de la colère du capitaine.
Nous sommes largement au dessus de notre route idéale, anticipant une bascule du vent au nord est, qui devrait se produire dans les heures qui viennent... Il faut être vigilant car les systèmes de vent changent, ici, dans l'Océan Indien, sans prévenir. »
Fred... c'est à ton tour. Déjà 3 heures, c'est mon quart et dire que je suis en « vacances »
La nuit est toujours aussi noire. C'est impressionnant de sentir Andante foncer vers cet horizon invisible et notre ami Eole maintient la pression. Mon imagination va bon train... je me sens bien. J'aime cette aventure palpitante et très instructive.
6h00, un ris dans le génois car Eole forci encore à 5 BFT. Je vais me coucher. Paul règle finement son bateau et s'exclame bruyamment « 9 nœuds ». Ce ne sera pas le record de la journée car Andante est monté jusqu'à 10,64 nœuds à 40° du vent apparent.... grisant non ?
J'ai préparé un couscous ce midi et j'y ai même mis une sorte de pâté de poulet en boîte. Les épices ont fait en sorte qu'il était très correcte. Surtout préparé au près serré dans une mer déjà formée. Chaque geste doit être pensé dans ce carré où tout peut voler à chaque instant.
18h00, le soleil s'en va doucement. 947 MN au compteur. Eole fraichi encore entre 18 et 22 nœuds pratiquement dans le nez. Un deuxième ris est pris dans le GV. On affale le génois et envois le solent qui peut être également arisé. Une fois la bateau réglé, nous avons gagné en confort et sécurité. Le vent vire au NE, on se maintient à 30° de l'apparent et on file encore entre 6 et 7 nœuds en fonction des rafales.
22h30, plus que 3 BFT – NNE, j'attendrai minuit pour envoyer toute la toile avec Paul.
dimanche 22 janvier 2012
Dimanche 22/01/2012
00h00 – 6°28' N – 88° 46' E
Déjà 660 MN parcouru sur l'eau. La joli brise se maintien à 15 nœuds de vent réel et Andante file entre 7 et 8 nœuds et ce à 45° du vent apparent.
La nuit restera obscure, dame La Lune a disparue. Un avis de recherche est lancé ;-)
Mon quart défile aussi vite que l'étrave, légèrement gîté, fend les vagues pour tracer sa route qui lui paraît sans fin.
J'ai l'impression d'être un coureur en solitaire. C'est grisant d'être au près à pratiquement 8 nœuds. Parfois, une plus grosse vague, la septième ?? ;-) , freine brusquement le bateau. Ce dernier l'escalade et la transperce au sommet de par la vitesse qu'il essaie de maintenir.
A 15h00, on aura parcouru 158 MN en 24h00... beaucoup mieux qu'au départ. On parvient aussi à remonter degré après degré au nord de notre route de fond. En effet, il est tactiquement intéressant de remonter un maximum, sachant que le vent va tourner vers le NE et puis peut-être l'Est.
Journée passée à s'acclimater à cette gîte, aux secousses brutales qui vous propulse sans vous prévenir. Tout devient difficile, cuisiner, la vaisselle, etc...
Rien à l'horizon depuis trois jours...
samedi 21 janvier 2012
Samedi 21/01/2012
00h00 – 6°01' N – 86°42' E
Je sursaute de ma couchette tribord arrière par le bruit du lancement du Yanmar. Quelle heure est-il ? Dans un demi sommeil, je cherche ma lampe. Ah, seulement une heure. Je suppose qu'Eole est aller dormir. J'essaie de replonger dans les bras de Morphée, bercé par une petite houle et le ronronnement du moteur.
A peine endormi que déjà c'est mon heure de quart. Pourquoi le temps passe t-il si vite la nuit ? ;-)
On fait le point, complète le livre de bord et le cockpit m'accueillera pour les trois prochaines heures.
Le bruit de l'éolienne m'agace et comme le moteur tourne encore, je la coupe. L'océan est comme un lac sans fin et le ciel est scintille de toutes ses constellations. Une étoile filante attire une brève attention. Comme de coutume, je fais un vœux ....
Le jour se lève vers 5h30' et le soleil vers 6h00', spectacle assuré pas les nuances de couleurs qui nous mettent de bonne humeur. Le loch indique 555 MN. Direction couchette.
Le moteur se tait finalement à 8h30', Eole, notre fidèle ami, est avec nous avec 3 BFT variant N-NNE.
Je poursuis mon repos bien mérité sur le passavant bâbord qui est encore à l'ombre de la voilure. Installé au vent, 28° C, confort total.
Salade de lentilles et ananas comme dessert satisferont nos appétits. Mon apéro habituel est composé d'eau avec un jus de citron vert pressé. Un régal.
13h40, Paul et moi sursautons par le bruit très proche d'un souffle puissant d'un évent. Un orque d'environ 5 mètres à tribord, à un mètre du cockpit suivi d'un second plus petit. J'ai juste le temps d'aller chercher l'appareil photo car ils s'éloignent déjà. Une grande première dans notre expérience de navigation.
14h30 – 5 jours de navigations et 602 MN au loch. On parvient à garder une moyenne de 5 nœuds malgré le petit temps et les variations du vent.
Quelques gros cumulus viennent garnir ce ciel bleu azur façon Magritte.... j'adore.
Paul nous prépare un bolo indien, en rapport avec l'océan. On se régale.
Le soleil se couche déjà. Plutôt que prévu Eole forci à 4 BFT. Un ris dans la GV fera l'affaire.
Nous n'avons croisé aucun bateau... seul au monde ??
vendredi 20 janvier 2012
Vendredi 20/01/2012
00h00 – 5°36'N – 84°55'E
On dérive de moins en moins par rapport à notre ligne de fond. Eole s'en va se coucher à 3h00', pétole totale.... comme au cinéma...clap et « moteur ».
J'affale le génois et corrige le cap pour remonter tranquillement sur notre route. On croise encore quelques cargos sur cette route maritime qui est très commerciale.
Le jour se lève doucement, laissant apparaître une longue houle danser au gré des ondulations qu'elle produit. J'aperçois des petits poissons volant qui bondissent hors de l'eau et rasent la surface le plus longtemps possible. Probablement pour échapper au prédateurs. Certains parviennent à voler en zigzag devant l'étrave du bateau sur une longueur d'environ cent mètres.
Fabrice, chef de bord au GCBF, effectue notre routage et nous envois via l'iridium un bulletin météo rafraichi. En résumé, 2 à 3 BFT NNE jusqu'à dimanche, ensuite 4 à 5 BFT même direction pour dimanche suivi de 1 à 3 BFT N-NNE-NE jusqu'à mercredi. Par ailleurs, Carlo, un marin que Paul a rencontré à Galle et qui a fait la traversée vers Phuket la semaine dernière, nous a appelé. Ce dernier confirme notre bulletin météo. Je précise que Paul l'avait routé lors de cette navigation.
11h30, le vent nous gratifie de 6 à 7 nœuds NNE. On arrête enfin le moteur.
A ma demande, Paul me donne un cours théorique sur les réglages fins des voiles afin de tirer le maximum de son bateau. Il faut savoir qu'il a été régatier durant des années. Andante regorge d'astuces de réglage.
L'après-midi a été consacrée à une séance de nettoyage de printemps de la cuisine qui en avait bien besoin ;-)
Malgré les fréquents changements de vent, nous parvenons à remonter lentement au nord de notre route de fond. Nous ne croisons plus de cargos de trop près. Durant la nuit noire, on observe le balai des feux de navigation de ces mastodontes des mers qui se croisent au sud de notre route.
Minuit, je vais me coucher pour trois heures. Paul reprend le quart et le loch nous indique 525 MN.
jeudi 19 janvier 2012
Jeudi 19/01/2012
00h00 – 5°37' N – 83°.22' E
Notre rythme est déjà bien établi. Eole va se coucher en même temps que moi et laisse un souffle de 5 nœuds pour le quart de Paul... Yanmar jusqu'à mon quart.
Déjà 3h00, le petit croissant de lune s'est levé. Il éclaire un couloir de mer sur tribord. La tête de mât ondule parmi les étoiles en fonction de la houle. Un cargo nous croise majestueusement à 200 mètres. On n'est finalement pas seul sur cet océan.
Une fois de plus, j'assiste au lever du soleil. J'en suis toujours ému.
6h00, petit déjeuner de céréales et dodo.
Paul me signale que la pompe à eau fonctionne sans aucune intervention. Une bonne étoile suit notre périple.
J'émerge vers 10h00. Nous sommes toujours au près avec dix à douze nœuds de vents. L'océan n'est pas formé.
Paul continue son bricolage autour de son dog house pendant que je dévore le « Indian Ocean Cruising Guide » de Rod Heikell (Imray).
Ce midi, je prépare une tortilla (pdt, oeufs, bacon, oignons ail) avec une salade de concombre.
Par rapport aux autres bords, celui-ci sera dans la sobriété en ce qui me concerne. Donc plus d'alcool, petite portion pour le repas équilibré et beaucoup de fruits ;-)
14h30, cela fait déjà trois jours que nous sommes en mer. Le loch indique 8060, soit 360 MN depuis le départ, ce qui nous fait une moyenne de 120 MN par jour. Raisonnable avec la météo que l'on a.
Une dizaine de dauphins est venu enfin jouer avec l'étrave. Je les contemple et crie ma joie comme un enfant émerveillé. Hélas, se spectacle ne durera pas longtemps.
On commence à briquer le pont car cela n'avait pas été fait depuis un certain temps, faute d'eau propre disponible et de temps me dira Paul tellement pris dans ses travaux.
Après quelques prises d'eau de mer, l'anse du seau de Paul rompt. Il parvient à le sauver. On plaisante sur le la solidité du matériel et hop, c'est le bout de mon seau qui lâche.... « BOB » Bucket over board. Pas le temps de manœuvrer qu'il est perdu de vue dans la houle qui l'emporte entre deux eaux. On bricole le seau qui reste. Teste sa solidité et nous voilà prêt pour poursuivre la toilette d'Andante.
Le soleil se couche déjà... on reprend nos quarts de nuit.
mercredi 18 janvier 2012
Mercredi 18/01/2012
00h00 – 5°30' N – 82°01' E
Nous reprenons les mêmes quarts qu'hier.
Le vent est variable entre 3 et 4 bft durant la nuit et diminuera un peu le jour.
Je me sens en meilleure forme car dès que je peux j'essaie de dormir pour récupérer de la fatigue accumulée avant le départ.
Paul s'adonne au Sudoku durant des heures entières.
Je nous prépare une salade liégeoise tiède avec des haricots verts, oignons, ail, tomates, bacon sans oublier le vinaigre.
La pompe à eau douce est défectueuse. Du bricolage en perspective pour récupérer cette eau qui nous est indispensable.
Sur le coup de 16h00, première visite d'une dizaine de dauphins. Il viennent sans doute nous souhaiter bon voyage. Ils n'ont pas envie de jouer avec notre étrave et continue à bondir hors de l'eau comme s'ils chassaient.
Plus que 6 nœuds de vent et Yanmar vient à notre rescousse de 18 à 21h00. Nous en profitons pour corriger notre route vers 84° car notre dérive et le cap suivi du au vent nous emmenaient vers le 110°. Nous n'avons que 300 litres de gasoil qu'il faut gérer avec parcimonie car notre autonomie est selon Paul est d'environ 75 heures.
Les premiers messages SMS via iridium sont arrivés et cela nous fait bien plaisir.
Mon quart de 21h00 à minuit se fait dans une nuit noire, la lune ne s'étant pas encore levée. L'étrave d'Andante fend l'eau imperturbablement agitant le plancton phosphorescent de chaque coté de la carène. C'est magique.
mardi 17 janvier 2012
Mardi 17/01/2012
00h00 – 5°.55' N – 80°.54' E
Paul reprend le quart de minuit à 3h00. Le vent est soutenu et nous dérivons de plus en plus vers le SE alors que notre route de fond devrait être de 86°.
J'entends mon nom. Je rêve, non... il est déjà 3h00. C'est à mon tour de veiller. Le vent s'est un peu calmé et Paul a envoyé toute la toile avant le changement de quart.
Les cargos nous croisent régulièrement et nous tiennent compagnie dans cette immensité éclairée par un quartier de lune.
Eole se maintiendra entre 4 et 5 Bft variant très souvent de 10 à 15° ce qui nous oblige à régler régulièrement le cap, en effet, Andante n'est pas équipé d'électronique permettant de suivre le vent.
Paul me montrera une formule d'antan, à savoir un bout de la barre vers le taquet sous le vent et de l'autre coté un Sandow de la barre à la filière. Ça marche, mais pas au dessous de 4 bft.
6h00, c'est l'estomac barbouillé et fatigué que je vais m'écrouler dans la cabine.
Je me lèverai vers 10h00 toujours barbouillé. De l'eau et une banane comme petit déjeuner.
Tous les marins savent que la banane est bonne dans les deux sens.... Il n'a pas fallu dix minutes pour que je nourrisse les poissons... J'errerai ensuite à l'ombre de la grand voile scrutant l'horizon.
14h30' déjà 24h00 de navigation pour 124 MN parcourus sur l'eau
Une petite sieste me remettra d'aplomb.
lundi 16 janvier 2012
Lundi 16/01/2012
Le grand départ (heure = GMT +5h30)
Nous avions rendez-vous à 8h30 avec l'agent maritime qui est notre intermédiaire obligatoire pour les démarches kafkaïennes de sorties. Je passerai les longues attentes dans les divers bureaux de douane et d'immigration. Nous attendons ensuite le bon vouloir de la « Navy » (militaire) qui doit encore visiter le bateau suivi du feu vert radio par le Harbour Master.
11h30, moteur et larguons les amarres arrières. Nous levons également les deux ancres empennelées que nous nettoyons de la vase des fonds. Le loch est à 7.700 MN.
Dans le chenal de sortie, nous croisons un Feeling 29 sous pavillon français, barré par un homme âgé qui visiblement semble épuisé. Nous lui indiquons l'endroit où il doit mouiller avant d'entrer au port pour que la Navy puisse faire l'inspection préalable. Cet homme paraissait fatigué et au bout du rouleau. Il venait de Malaisie je crois.
Andante se traîne, tellement la vie s'est fixée sous la coque. Nous mouillons dans une jolie baie située à l'est du port, au pied de la Tower Galle qui est en fait un stupa. Il s'agit d'un temple ayant une coupole en forme de cloche à fromage.
Des enfants jouent au ballon sur la plage qui est bordée de cocotiers. Paysage de carte postale.
Nous nous mettons à l'eau en PMT (palmes, masque, tuba) outillés d'une spatule pour caréner le voilier. Paul s'occupe du premier mètre et moi le dessous du bateau avec l'hélice et la quille . Tout cela en apnée...
Après quelques plongées, je me rends compte que je manque d'entraînement. Tout comme Paul, je m'attache à la besogne.... gratter, gratter, gratter... respirer.... etc.....
Je m'écorche mains et dos par des coquillages qui avaient fermement établis domicile. Après deux heures de dur labeur, apéro et petite salade.
Nous quittons cet endroit magnifique à 14h30. Le soleil est brûlant et le vent souffle très légèrement du SSW. Nous longeons les côtes du Sri Lanka vers le sud et passons Weligama Bay où nous avions assisté la mise à l'eau du catamaran. Arrivés à hauteur du phare Dondra Head, point le plus méridional de cette île, nous poursuivons notre route vers le NE.
Une jolie brise de terre fait taire notre Yanmar, moteur de 44 cv qui devra être notre fidèle compagnon pour palier à l'absence d'Eole.
Le repas du soir sera très français, pain, fromage et vin que j'ai apporté. Paul est ravi.
Déjà 21h00 et le vent passe au N, nous virons de bord et en route vers l'Est. Sans compter une houle qui se formera dans du 5 à 6 bft au près et un courant de presque 2 nœuds qui vient du NE . Andante dérive de 40° par rapport à la route sur l'eau. Nous prenons déjà un ris dans la GV et dans le génois.
Paul s'élance tel un cabri à la pointe pour arriser le génois qui n'est pas sur enrouleur et va ensuite se coucher.
Le rodéo ne fait que commencer.
dimanche 15 janvier 2012
Galle - Sri Lanka
La matinée commence par l'installation de l'informatique embarquée et de l'iridium. J'en bave encore. J'ai suivi toutes les procédures d'installation de Skyfile, Port usb de l'iridium, etc.... le modem du tel n'est pas reconnu. J'ai trouvé sur le net que parfois certaines cartes sim ne sont pas compatibles... allez savoir.
Le taxi nous attend pour nous rendre à une vingtaine de km au sud de Galle, où le chantier Barramundi, constructeur de catamarans, est implanté. Une mise à l'eau est prévue pour le dernier né de la gamme le 510.
Une remorque l'a mis sur la plage. C'est l'attraction du village. Le matage se fait via une immense grue. Les safrans sont placés en creusant des trous dans le sable pour qu'ils puissent se fixer par le dessous. Ensuite, c'est l'oeuvre de dizaines de jeunes gens qui pousseront le voilier posé sur une remorque chenillée jusqu'à sa mise à l'eau. Quel spectacle....
Nous déjeunons dans une sympathique gargote avec vue sur la mer, bien sûr
La fin d'après-midi se termine par l'avitaillement. Le marché des fruits et légumes est éclatant de couleurs vives. Le poissonnier est fier d'exhiber son étale où trônent les carangues fraîches.
Une fois de plus, Danielle et François, nous reçoivent comme des princes. Ils partent mardi 17/01 pour les Maldives.
Nous appareillons normalement demain matin (16/01) après les formalités de sorties et un carénage expresse dans la baie voisine car Andante en a bien besoin.
Je terminerai la soirée en essayant de poursuivre toutes les configurations électroniques. Le cas échéant, on pourra être routé par sms via l'iridium.
Le taxi nous attend pour nous rendre à une vingtaine de km au sud de Galle, où le chantier Barramundi, constructeur de catamarans, est implanté. Une mise à l'eau est prévue pour le dernier né de la gamme le 510.
Une remorque l'a mis sur la plage. C'est l'attraction du village. Le matage se fait via une immense grue. Les safrans sont placés en creusant des trous dans le sable pour qu'ils puissent se fixer par le dessous. Ensuite, c'est l'oeuvre de dizaines de jeunes gens qui pousseront le voilier posé sur une remorque chenillée jusqu'à sa mise à l'eau. Quel spectacle....
Nous déjeunons dans une sympathique gargote avec vue sur la mer, bien sûr
La fin d'après-midi se termine par l'avitaillement. Le marché des fruits et légumes est éclatant de couleurs vives. Le poissonnier est fier d'exhiber son étale où trônent les carangues fraîches.
Une fois de plus, Danielle et François, nous reçoivent comme des princes. Ils partent mardi 17/01 pour les Maldives.
Nous appareillons normalement demain matin (16/01) après les formalités de sorties et un carénage expresse dans la baie voisine car Andante en a bien besoin.
Je terminerai la soirée en essayant de poursuivre toutes les configurations électroniques. Le cas échéant, on pourra être routé par sms via l'iridium.
samedi 14 janvier 2012
Arrivée au Sri Lanka
Après une courte escale à Doha au Quatar, j'arrive à Colombo à 8h10' un superbe lever de soleil sur l'océan Indien m'a souhaité la bienvenue.
Le bagage récupéré, me voilà au bureau de l'immigration car je n'ai pas de billet retour depuis ce beau pays. J'explique que je sortirai par Galle en voilier. J'avais déjà sollicité par le net un visa transit de quelques jours, mais en vain. Avec les copies de ma demande, on m'oriente vers le contrôle frontière où les passagers se font estampiller leur passeport.
Finalement, le préposé appelle un supérieur. Je raconte à nouveau mon histoire pour la 3ème fois. Il me demande si j'ai payé les 20 $ US via le net. Je lui réponds que non et lui dit que je peux payer maintenant. Il acquiesce de la tête. Je montre un billet de 20 € qu'il m'arrache presque des mains suivi d'un rapide cachet dans mon passeport et m'indique fermement le chemin de la sortie. Ambiance....
Paul est venu me chercher à l'aéroport qui se situe à environ 160 km au nord de Galle. Il est accompagné d'un voisin de ponton, François, qui attendait également des équipiers soit François et Françoise qui viennent de Paris.
La chaleur étouffante est au rendez-vous. Nous traversons Colombo et sa périphérie dans un brouhaha de klaxons pour celui qui passera le premier dans ces embouteillages. Nous arrivons vers 13h00 dans le port de Galle, qui est également un port militaire et une zone soumise au laisser-passer .
Je dois passer par un agent maritime, car je deviens un membre d'équipage étranger. Une nouvelle taxe est demandée. Ensuite pour obtenir le laisser passer, il faut passer par la douane et l'immigration. Ces bureaux se trouvent dans la zone et je suis dehors n'étant pas arrivé en bateau. Ok me dit l'agent dans un travel english difficilement exploitable, je peux aller chercher un laisser passer provisoire d'un jour. Il remplit encore des papiers et sollicite une nouvelle taxe. Cool non ?
Je passe le poste de contrôle, direction la douane. Dans le hall du bureau quelques anglais, tatoués aux gros bras, font l'inventaire de caisses d'armes et munitions. Des mercenaires qui embarquent sur un remorqueur rapide pour rejoindre un cargo traversant le Golfe d'Aden.
J'attends mon tour en m'imprégnant de l'atmosphère, tout en dévorant aux premières loges, ce film avec des barbouzes. Imaginez la scène dans une pièce où les murs défraîchis sont lilas, garnis de deux vieilles armoires métallique et un bureau qui a fait son temps. L'airco est en panne et un vieux ventilateur tourne bruyamment au milieu du plafond Le personnage principal, le douanier en uniforme.....
L'ère du papier est d'actualité, pas de machine à écrire, pas de photocopieuse ni de PC et encore moins d'imprimante.
Les formalités accomplies, je termine ce dédale de procédure par le bureau d'immigration. Le fonctionnaire me reçoit pieds nus. Je reçois le précieux sésame qui me permettra de circuler librement.
Je suis épuisé, il est presque 15h00. Nos voisins de ponton, Danielle et François nous reçoivent dans le super Maramu de 53 pieds pour un apéro suivi d'un bon repas.
Je m'installe ensuite sur Andante pour une micro sieste car Paul, bricoleur hors pair, vient de terminer son dog house rigide et le ménage fait un peu défaut.
Nous terminerons cette très très longue journée par un super resto branché sur la plage.
Le bagage récupéré, me voilà au bureau de l'immigration car je n'ai pas de billet retour depuis ce beau pays. J'explique que je sortirai par Galle en voilier. J'avais déjà sollicité par le net un visa transit de quelques jours, mais en vain. Avec les copies de ma demande, on m'oriente vers le contrôle frontière où les passagers se font estampiller leur passeport.
Finalement, le préposé appelle un supérieur. Je raconte à nouveau mon histoire pour la 3ème fois. Il me demande si j'ai payé les 20 $ US via le net. Je lui réponds que non et lui dit que je peux payer maintenant. Il acquiesce de la tête. Je montre un billet de 20 € qu'il m'arrache presque des mains suivi d'un rapide cachet dans mon passeport et m'indique fermement le chemin de la sortie. Ambiance....
Paul est venu me chercher à l'aéroport qui se situe à environ 160 km au nord de Galle. Il est accompagné d'un voisin de ponton, François, qui attendait également des équipiers soit François et Françoise qui viennent de Paris.
La chaleur étouffante est au rendez-vous. Nous traversons Colombo et sa périphérie dans un brouhaha de klaxons pour celui qui passera le premier dans ces embouteillages. Nous arrivons vers 13h00 dans le port de Galle, qui est également un port militaire et une zone soumise au laisser-passer .
Je dois passer par un agent maritime, car je deviens un membre d'équipage étranger. Une nouvelle taxe est demandée. Ensuite pour obtenir le laisser passer, il faut passer par la douane et l'immigration. Ces bureaux se trouvent dans la zone et je suis dehors n'étant pas arrivé en bateau. Ok me dit l'agent dans un travel english difficilement exploitable, je peux aller chercher un laisser passer provisoire d'un jour. Il remplit encore des papiers et sollicite une nouvelle taxe. Cool non ?
Je passe le poste de contrôle, direction la douane. Dans le hall du bureau quelques anglais, tatoués aux gros bras, font l'inventaire de caisses d'armes et munitions. Des mercenaires qui embarquent sur un remorqueur rapide pour rejoindre un cargo traversant le Golfe d'Aden.
J'attends mon tour en m'imprégnant de l'atmosphère, tout en dévorant aux premières loges, ce film avec des barbouzes. Imaginez la scène dans une pièce où les murs défraîchis sont lilas, garnis de deux vieilles armoires métallique et un bureau qui a fait son temps. L'airco est en panne et un vieux ventilateur tourne bruyamment au milieu du plafond Le personnage principal, le douanier en uniforme.....
L'ère du papier est d'actualité, pas de machine à écrire, pas de photocopieuse ni de PC et encore moins d'imprimante.
Les formalités accomplies, je termine ce dédale de procédure par le bureau d'immigration. Le fonctionnaire me reçoit pieds nus. Je reçois le précieux sésame qui me permettra de circuler librement.
Je suis épuisé, il est presque 15h00. Nos voisins de ponton, Danielle et François nous reçoivent dans le super Maramu de 53 pieds pour un apéro suivi d'un bon repas.
Je m'installe ensuite sur Andante pour une micro sieste car Paul, bricoleur hors pair, vient de terminer son dog house rigide et le ménage fait un peu défaut.
Nous terminerons cette très très longue journée par un super resto branché sur la plage.
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